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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 03:22

ALIMENTAIRE, MON CHER WATSON !

Enquête sur le lent empoisonnement de l’espèce humaine.

Si nous n’y prenons garde, le prochain millénaire nous promet une alimentation dénaturée, sans saveur, dépouillée de ses substances vitales par le raffinage, l’agriculture intensive et autres procédés. Mais pire encore, il est annonciateur d’une nourriture qui n’aura bientôt plus rien de terrestre et qui sera dangereusement dopée de substances dont les apprentis sorciers que nous sommes ne pourrons pas maîtriser les conséquences.

L’Etre humain a une particularité sans égal : être un prédateur pour d’autres espèces et être aussi son propre prédateur, dans le sens où il est son pire ennemi. Les scandales alimentaires de plus en plus nombreux témoignent d’une rare inconscience et d’un défaut de maturité remplacés par une avidité sans limites. La concurrence acharnée à laquelle se livrent les industries à haut rendement, dont les maîtres mots sont vitesse et rentabilité, ne permet plus de prévenir d’éventuels dysfonctionnements et le système peut se gangrener d’un bout à l’autre sans que l’on puisse intervenir. Ainsi toute la chaîne, du producteur au consommateur, en passant par les agriculteurs et les animaux qu’ils élèvent, peut se trouver affectée, et les coupables ont peu de chance d’être confondus avant d’avoir commis l’irréparable.

Le fond de l’assiette est plutôt frais

La liste est longue aujourd’hui des risques rencontrés dans notre assiette et désormais, s’aventurer dans la gastronomie semble plus dangereux que d’affronter un ouragan. Les temps ont bien changé : de la crainte de ne rien avoir dans son assiette, nous passons à la peur d’y trouver plus que ce que notre ventre demande. La désinformation règne en maître sur ce chapitre, et les révélations qui nous parviennent ressemblent plus à des concessions faites in extremis pour amortir l’impact des scandales.

Nous vivons encore bercés par le mythe d’une alimentation issue d’une agriculture bucolique ou d’un mode d’approvisionnement ancestral. Les vaches broutant l’herbe odorante des prés, les poulets caquetant dans une basse cour, notre poisson arrivant fraîchement de la mer, le pain fait par un boulanger penché amoureusement sur son pétrin… Or les agriculteurs n’ont pas hésité à engraisser les vaches au mouton crevé, aux farines additionnées d’huile de vidange, ils élèvent des poulets aux antibiotiques condamnés à l’obscurité, les poissons descendent de gros chalutiers après plusieurs semaines en mer, quand ils ne sont pas d’élevage, et le pain sort de pétrins mécaniques. Tout ceci nous laisse un arrière goût dans la gorge, à moins de nous étrangler littéralement de colère. Tous les goûts sont dans la nature disaient nos grands-parents, tous les dégoûts aussi diront leurs petits-enfants…

Machine à remonter le temps

C’est bien connu, le temps c’est de l’argent. Donc, pour en gagner, il faut comprimer le temps, réduire au minimum les rythmes de la nature, et pourquoi pas les effacer complètement. Ainsi on pourra faire lever du pain en deux heures au lieu de six minimum ; fumer un saumon en une journée au lieu d’une semaine ; « fabriquer » un poulet en 30 jours au lieu de 5 mois ; faire « pondre » 65 lapereaux par an à une malheureuse lapine de batterie, en ne lui laissant que 10 jours entre chaque portée ; le petit lapin, lui, n’attendra que 13 semaines avant d’aller à l’abattoir ; on pourra engraisser une « pauv’ vache » pendant 18 mois pour qu’elle prenne 2 kg par jour ; la liste est tellement longue qu’on ne voudrait plus s’arrêter !

Comment pensez-vous que ces miracles aient lieu ? Car la nature, qui en fait parfois, se refuse à ceux-là. La nature reste programmée pour faire les choses selon un rythme et des rituels bien établis.

Mais « Monsieur Plus » est passé par là. Avec sa science, sa productivité, son avidité, il s’est transformé en apprenti sorcier, il a ajouté ici et là de la poudre de perlinpinpin pour modifier les fondements même des lois de la Nature. Ainsi un peu partout dans notre quotidien se profile l’ombre des désastres. Le sang contaminé a sonné l’alerte, la vache folle a suivi, puis la tremblante du mouton, les dioxines, Tchernobyl sera longtemps d’actualité et il reste tout ce qu’aucun scandale n’a encore révélé, mais que laissent entrevoir les manipulations génétiques, la venue des OGM, auréolés pour certains de tous les espoirs. La liste est longue entre ce qui est tu et ce que l’on ignore encore.

Rapide zoom sur quelques pratiques hélas non exhaustives qui ont pu exister … ou existent encore. Votre loupe, mon cher Watson !

DU LARD OU DU COCHON

« Dans le cochon, tout est bon »

Visiblement, ce n’était plus assez vrai, puisque aujourd’hui pour être élu « meilleur cochon » il faut des qualités jusque là inconnues des anciennes générations. (voir encadré)

FICHE D’IDENTITE

Porc traditionnel

Porc industriel

% de muscles

49 %

58 %

Nombre de naissances par an

16

27

Nombre de tétines par truies

10

14 (famille nombreuse oblige !)

Allaitement

56 jours

28 jours

Poids à l’abattage

95 kg

110 kg

Pattes

normales

Courtes (modifiées génétiquement pour permettre à l’animal un meilleur équilibre sur les caillebotis en béton qui ont remplacé la paille.)

Pour obtenir cette petite merveille, on a laissé pour compte les 18 autres races locales que comptaient l’Hexagone et on a hérité d’un animal fragile, sujet aux problèmes cardiaques et si sensible au stress qu’il faut le doper aux tranquillisants. Ce n’est pas là le seul dopage auquel il est soumis. Outre les antibiotiques employés comme « facteur de croissance », les métaux lourds font partie de la ration : zinc et cuivre sont utilisés pour favoriser le transit intestinal et améliorer le rendement énergétique des aliments. En léchant les barreaux de leurs box minuscules, les animaux s’intoxiquent au zinc et au plomb. Molécules que l’on retrouvera dans notre assiette, agrémentées des autres substances qui composent une simple tranche de jambon : polyphosphates, sucre, conservateurs, gélifiants, protéines en poudre, résines type latex pour retenir l’eau injectée afin de gonfler la viande. Ajouter une pincée de farine de caroube « excellent gélifiant à texture élastique cohésive », qui permettra une meilleure « tranchabilité »… Bon appétit !

UNE VRAIE VACHERIE

Ceci n’était qu’un hors d’œuvre. Passons au plat de résistance, l’histoire d’une vache tranquille qui devint folle. En 1986, des vétérinaires anglais signalent une maladie bovine inconnue qui se caractérise par la destruction du cerveau de l’animal, comme chez le mouton atteint de la tremblante. Fin 1987, une hypothèse suggère que l’encéphalopathie spongiforme bovine est transmise par la nourriture et l’aliment incriminé est la « farine de protéines carnées », mot pudique pour désigner les sous-produits desséchés issus d’abattoirs, de viandes avariées et de cadavres d’animaux d’équarrissage, parmi lesquels des moutons morts de la tremblante.

La corrida de la rentabilité

Pour faire tourner à plein régime son « capital sur pattes », l’éleveur doit utiliser des aliments à très haute valeur énergétique, des super-carburants qu’il ne peut fabriquer lui-même. Des programmes informatiques composent la ration alimentaire optimale au moindre coût. Dès lors, si le prix des pois oléagineux grimpe de quelques centimes dans la journée, l’équivalent nutritif le moins cher du moment remplacera la ration du jour. C’est cette recherche du rendement qui a conduit à incorporer des farines de viandes et os (FVO).

Les fabricants avaient dès 1981 augmenté leur rentabilité en diminuant les températures de cuisson de leurs préparations à base de FVO. Avant que les pouvoirs publics ne se penchent sur la question, les FVO intégraient chaque année 250 000 tonnes de cadavres d’animaux d’élevage et 3 millions d’animaux de laboratoires. Mais qu’est-ce qu’un animal de laboratoire, sinon un spécimen malade, mort des suites de multiples traitements ou génétiquement modifié ? Il faut attendre 1989 pour que la France interdise l’importation de farines carnées britanniques, 1990 pour qu’elle interdise la supplémentation en FVO et 1994 pour que l’Union Européenne en fasse autant. En 1996 on dénombrera 170 000 cas de vaches folles en Angleterre…

Il est peut-être osé d’ajouter ce que l’on peut trouver « par inadvertance » dans les farines animales. Un rapport de la Direction Nationale des enquêtes et de la répression des fraudes mentionnait l’utilisation de boues des stations d’épuration et d’eaux usées provenant en partie des traitements des fosses septiques ou encore de jus de cadavres et d’eaux de lavages sanitaires. Dégoûtant certes, mais économique !

Folle mais recyclée

La loi interdisant en France l’utilisation pour l’alimentation animale des abats à risque et a fortiori des cadavres de bêtes malades transformés en hachis dans les usines d’équarrissage, il a bien fallu trouver un moyen de se débarrasser de ces encombrantes « protéines animales ». Après quelques essais, ce sont les cimenteries et les incinérateurs d’ordures ménagères qui ont été réquisitionnés pour éliminer et recycler la vache. Ainsi, la vache folle ne se trouve plus seulement dans notre assiette, mais dans nos murs, nos sols, nos plafonds et même l’air que nous respirons. De plus, les incinérateurs dégageant des dioxines, la boucle est bouclée : dioxines dans la viande, puis dans notre estomac…

Prions pour le prion

Comme aujourd’hui rien ne se perd, il est indispensable de connaître la chaîne de recyclage. En effet on peut se croire végétarien sans l’être tout à fait ou déguster des bonbons, inconscient de prendre un risque. Le sang des bovins est fractionné pour en extraire les protéines. Ces protéines sont à leur tour utilisées comme émulsifiants ou liants dans l’industrie alimentaire, celles de la charcuterie ou de la boulangerie-pâtisserie. Les os, transformés en gélatine, fournissent les industries photographiques, l’imprimerie, mais aussi celles de la confiserie ; on trouve des dérivés dans les additifs alimentaires et les cosmétiques. D’où l’importance d’avoir une chaîne alimentaire sûre et exempte de contamination…

Le prion, responsable de la maladie est une protéine indestructible qui voyage, au-delà des barrières immunitaires et au-delà de la barrière des espèces. Bien que franchement nuisible, il bénéficie d’un laissez-passer en bonne et due forme face à un système immunitaire qui lui facilite l’accès à la commande centrale : le cerveau. En principe, nous possédons les moyens de préserver notre identité (le Soi) en déstructurant tout ce qui s’apparente au Non-Soi. Quelle est donc cette tolérance incroyable qui fait que notre système immunitaire ne fait plus la différence entre nous et une vache ? Le Dr Eric Ancelet apporte des éléments de réponse qui doivent nous faire réfléchir. Nous consommons depuis longtemps des laitages animaux en très grosses quantités, malgré les multiples allergies qu’ils provoquent. Particulièrement chez le nourrisson, où le lait maternel devrait être l’aliment de première intention, servant à construire son identité (et immunité) d’Homme et non de veau. Les enfants, encore immatures dans leur système immunitaire, reçoivent le BCG, qui consiste à injecter du bacille tuberculeux bovin vivant. Nous recevons des vaccins fabriqués sur cellules animales, dont le génie génétique consiste à utiliser des cellules cancéreuses nourries avec du sérum de veau (Hépatite-B). Nous produisons des animaux transgéniques, notamment des veaux auxquels on a greffé des gènes humains afin de produire des hormones « humaines » qui nous sont ensuite inoculées. Nous assistons à ce que le Dr Ancelet appelle « la bovinisation de l’espèce humaine ».

Les hormones…c’est géant !

L’utilisation d’hormones favorisant la croissance des animaux comporte aussi un risque pour notre santé. Cinq hormones stéroïdes sont concernées : l’estradiol, la testostérone, la progestérone, la trenbolone et le zéranol. Des tests de cancérogénicité ont montré qu’à fortes doses elles avaient une action indirecte sur le développement de cancers hormono-dépendants, tels que cancers du sein, de l’utérus ou de la prostate. D’autres substances voisines de l’adrénaline, les bêta-agonistes, entraînent des accidents cardio-vasculaires chez les personnes cardiaques. Elles furent interdites au niveau communautaire dès 1996. Mais ce danger prend une nouvelle acuité avec l’ouverture du marché européen à la viande de bœuf américaine. Les Etats-Unis n’ont jamais remis en cause l’emploi des anabolisants et un rapport établi par Bruxelles met en cause le contrôle sanitaire de leurs viandes. Autant d’éléments qui justifient la réticence des consommateurs et la violence des agriculteurs français face à l’importation de viandes américaines. Il est en effet indispensable de mener un combat, chacun à son niveau. Une obligation d’étiquetage sur la provenance serait un outil précieux pour choisir et enfin un boycottage pur et simple des produits (en particulier Mac-Donald) est la meilleure garantie pour limiter les risques d’intoxication !

DES POULETS MORTS POUR LA BATTERIE

Le cas des poulets est tout aussi réjouissant. Petite communauté de 35 000 habitants aux odeurs de fiente ammoniaquée, la batterie est un lieu rêvé, protégé, avec lumières tamisées. On y est au chaud : 32,4°C. Bien sûr à cette température, les virus peuvent se développer plus facilement, aussi une perfusion permanente d’antibiotiques alimente les poulets, sous forme de granulés, cousins très éloignés du grain de blé. Virginiamycine, tylosine, bacitracine, flavomycine : le cocktail idéal qui immunise le poulet et le fait grossir en même temps. Autant dire qu’on aurait tors de s’en priver. Pourtant cette pratique systématique a rendu les bactéries et les virus de plus en plus résistants aux antibiotiques. 70 experts de l’OMS ont apporté la preuve de la transmission de l’animal à l’homme de souches résistantes comme les salmonelles, entérocoques, campylobacter et escherichia coli. Au point qu’on ait interdit l’usage de l’avoparcine trop proche de la vancomycine, considérée comme l’arme de dernier recours contre les staphylocoques. En plat de consistance, les poulets ont droit à une alimentation dont seul l’industriel connaît la composition et l’origine exacte. En vrac on trouve : céréales, graines oléagineuses, minéraux, huiles et graisses, produits de poissons et d’animaux terrestres… En clair, des farines de viandes qui proviennent pour la plupart des abattoirs de volailles. Rien ne se perd : le poulet mange du poulet.

Purification ethnique

Bien sûr ce poulet est sans saveur et bourré d’ingrédients indigestes pour l’Homme. Cette absence de saveur est largement renforcée par la sélection d’un poulet standard, véritable opération ethnique menée depuis 30 ans par l’Inra, et qui fait que l’on ne trouve plus que des souches américaines aux noms évocateurs : G 41, G21 etc… En France, les 65 millions de pondeuses sont majoritairement issues d’une souche baptisée ISA Brown, mise au point par l’une des 6 firmes mondiales qui contrôle la sélection génétique des poulets industriels. Même le poulet de Bresse, normalement appellation contrôlée, a une hérédité aujourd’hui bricolée avec des souches asiatiques et américaines… Où sont les poulets de nos mères-grands ?

LE SCANDALE DES DIOXINES

Si les rayons des supermarchés ont été vidés et des milliers de tonnes de nourritures détruites, c’est « grâce » aux poulets eux-mêmes. En effet, le type de dioxine qui a contaminé les farines, a rendu les poulets malades. Mais combien d’épisodes de ce genre ont-ils eu lieu sans que l’on n’en sache rien ?

75 dioxines différentes

Les dioxines proviennent de l’incinération de résines, rencontrées dans la plupart des plastiques. Elles peuvent aussi se former dans les usines à papier, pendant la fabrication des pesticides, peintures, produits chimiques, raffinage des métaux. L’industrie métallurgique et sidérurgique produit 50 à 60% des dioxines et les incinérateurs d’ordures 30 à 35%. Ils fonctionnent à des températures basses et produisent une combustion incomplète. Les substances dégradées ne sont pas totalement détruites et engendrent des composés variés dont la toxicité et l’impact sur l’environnement sont encore ignorés, mises à part les dioxines dont le caractère très nocif, en particulier cancérigène, ne fait plus de doute. Le reste des dioxines est produit par les feux de forêt, les cheminées, le chauffage urbain, les pots d’échappement.

Les poulets belges ont ingéré de la dioxine contenue dans des aliments fabriqués à partir de graisse animale contaminée par de l’huile de vidange, astuce que le fabricant avait trouvé pour augmenté sa marge bénéficiaire.

Les dioxines, comme le montre cette affaire, ont la capacité de passer de l’alimentation à la chair des animaux, jusqu’au consommateur. Les dioxines dispersées dans l’atmosphère en fines particules se déposent au gré des vents sur de vastes surfaces : prairies, herbages. Celles qui son liées aux cendres polluent le sol et les nappes phréatiques.

Une toxine immortelle

La dioxine a une particularité hélas peu enviable pour nous : elle fait partie des toxines « biocumulatives persistantes », tels le plomb ou le mercure. Traduisez : le produit s’accumule dans l’organisme, a une prédilection pour le tissu adipeux, et une fois ingéré il est impossible de l’éliminer. Tout au plus peut-on compter en éliminer la moitié, mais pas avant 7 ans. A moins d’être une femme enceinte, au quel cas on peut « espérer » en éliminer une partie : dans le placenta et dans le lait maternel… Bel héritage pour le bambin !

Tolérance : une limite dans le rouge

L’Organisation Mondiale de la Santé a établi le seuil de tolérance entre 1 et 4 picogrammes par kilogramme de poids d’un sujet. Les poulets belges testés affichaient de 700 à 1000 picogrammes de dioxine par gramme de graisse. Si on admet qu’une personne de 75 kg a un seuil de tolérance de 300 picogrammes, qu’un poulet a 5% de graisses, déguster 100 grammes de poulet revient à ingérer 16 fois la norme admise. Hélas personne ne sait exactement quel niveau d’accumulation se révélera nocif pour l’organisme…

Des risques connus

Si ces substances ne sont pas immédiatement mortelles, les recherches ne cessent de souligner leurs implications dans le cancer, les troubles du développement, de la reproduction, du système nerveux et hormonal. Ces travaux ont persuadé l’OMS de classer la dioxine comme un cancérigène de classe I. Des études françaises montrent que les Français sont systématiquement exposés à des doses de 1,2 picogramme par jour. La consommation de nourriture –viande, produits laitiers, poissons- représente plus de 90% de l’ingestion de dioxine.

L’action majeure des dioxines est leurs effets oestrogéniques. (voir encadré) Elles viennent s’ajouter à la liste des molécules qui trompent l’organisme en se faisant passer pour des oestrogènes : pesticides, herbicides, fongicides, détergents, peintures, traitements du bois, plastiques alimentaires…

Action des dioxines et molécules œstrogène-like

Pour la femme

- syndrome prémenstruel

- hypo/hyperglycémie

- perte du désir sexuel

- rétention d’eau

- prise de poids

- endométriose

- troubles de la pré-ménopause

- cancer du sein, de l’utérus

Pour l’homme

- baisse de la production de testostérone

- féminisation, atrophie des organes sexuels

- cryptorchidie

- baisse du nombre des spermatozoïdes (-50% en un demi siècle dans les pays occidentaux)

Améliorer les contrôles

Il n’existe aucune législation européenne qui fixe des normes d’incinération des produits ménagers. Il existe en Europe un programme de contrôle, mais il repose sur un faible nombre d’échantillons pris au hasard, dont l’analyse prend du temps. Cela ne protège en rien d’un incident désastreux, à partir du moment où la marchandise est déjà sur les étalages, et qu’elle a été largement consommée. Il est donc indispensable d’améliorer les contrôles, et peut-être enfin s’attaquer à la source du problème : limiter la production de dioxine, obliger les industriels à revoir leurs systèmes de production et enclencher un nouveau processus limitant la pollution de l’environnement. Depuis 1997, il est demandé aux nouvelles installations d’incinération de limiter leurs émanations de dioxines à 0,1 nanogramme par mètre cube de fumée rejetée, soit cent fois moins que les anciennes usines.

SORTIR DE L’IRREPARABLE

L’Etre Humain a toujours été confronté au cours des siècles à de nombreux nouveaux poisons. Mais ces trente dernières années, la multiplication de ces poisons a pris des proportions auxquelles la physiologie humaine est incapable de s’adapter aussi rapidement. Et nous n’avons rien dit ici sur les OGM qui constituent à eux seuls un sujet de polémique. Dans quelques dizaines d’années, il se peut que les pourvoyeurs d’OGM, qui inondent la terre de leur semences stériles et manipulées, soient accusés de crime contre l’humanité.

Prenons garde donc, car seules notre conscience et notre action peuvent limiter les conséquences de cet engrenage.

Pour le consommateur, il s’agit de réfléchir à la chose suivante : nous profitons tous de l’hyper-efficacité de l’industrie alimentaire qui permet à l’Occident de s’alimenter à bon marché. Néanmoins, la qualité et la sécurité de l’alimentation ont un prix. Il faudra savoir faire des choix et le deuil d’une production sauvage et inacceptable pour la santé. Nous pouvons exiger de connaître la provenance de ce que nous mangeons, nous pouvons regarder les étiquettes et choisir les produits les plus naturels, exempts d’additifs reconnus dangereux ou douteux. C’est par notre choix que nous avons une action très concrète sur le système : ce qui se vend encourage l’industrie, ce qui ne se vend pas n’intéresse aucun industriel.

Enoncer les risques qui nous menacent peut être vain si nous ne prenons pas conscience que nous avons aussi un rôle à jouer. Il est important de bien connaître les enjeux économiques dont nous sommes (en partie seulement) les victimes : je consomme, tu consomme, elle consomme, …, ils profitent. Mais être informé et conscient des risques est le premier pas vers un choix responsabilisant.

MT

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

C'était il y a 10 ans... et je ne suis pas sûre que la situation ait beaucoup évolué... en bien s'entend....

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