Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 06:53

INTOLÉRANCE AU GLUTEN

La maladie Coeliaque est une intolérance alimentaire au gluten entrainant des problèmes de malabsorption et parfois de malnutrition. Les troubles les plus fréquents sont : diarrhées, perte de poids, troubles de la croissance, carences en fer, troubles osseux, musculaires, neurologiques…

Le principe du régime est l’exclusion TOTALE des aliments contenant : blé, avoine, seigle, orge, épeautre, kamut, triticale (hybride synthétique de blé et de seigle).
La toxicité de l’avoine, autrefois admise, semble aujourd’hui infirmée ; cette céréale reste toutefois déconseillée dans le régime sans gluten par la plupart des spécialistes.

Tableau 1 : Céréales et féculents autorisés (OUI) et déconseillés (NON) aux intolérants et allergiques au gluten :

 OUI (sans gluten)

 

 NON (avec gluten)

 

• millet
• amarante
• arrow root
• châtaignes et dérivés
• légumes secs : lentilles, pois chiches, haricots, fèves
• maïs et dérivés (farine, semoule, flocons)
• manioc et dérivés (tapioca)
• patate douce
• pomme de terre
• quinoa
• riz
• sarrasin
• soja et dérivés
• sorgho

 

• blé = froment
• seigle
• orge = malte
• avoine
• triticale
• épeautre
• kamut


Proposition de menu

1 fruit une demi-heure avant le repas

Petit-déjeuner
Tisane ou café
1 œuf à la coque ou un apport hyperprotéiné avec ERGYNUTRIL ou ERGYSOJA
Crème Budwig ou du pain sans gluten ou les « galettes de Claire* »

Déjeuner
Crudités (carottes, salade…) avec de l’huile vierge première pression à froid (tournesol, colza, noix…)
Viande ou poisson ou œufs accompagnés de légumes et/ou pomme de terre, riz
1 compote de fruits de saison
Si besoin galettes de riz ou de sarrasin ou les « galettes de Claire* »

Collation (17 heures)
1 fruit cru de saison
1 tisane
1 poignée de fruits à coque (noisettes, amandes…)

Dîner
Soupe de légumes
En fonction de l’appétit rajouter un féculent autorisé : pois chiche ou lentilles en salade, riz…
Fromage frais de chèvre ou de brebis (2 ou 3 soirs par semaine) avec galettes de riz ou de sarrasin ou laitage de soja
1 compote de fruits de saison

*Dans un bol, mettre 4 à 5 cuillères à soupe de farine sans gluten (ou de farine de soja, ou de sarrasin), ajouter un œuf, du sel, et liquéfier avec du lait de riz (ou de soja). Faire cuire à la poêle comme une crêpe. Cette petite galette peut remplacer du pain ou des crêpes pour les repas.
Claire DESCHAINTRES : Conseillère Santé NUTERGIA



Tableau 2 : Aliments que les intolérants au gluten peuvent manger :

 OUI

 

 NON

 

• Les céréales et féculents « oui » (cf. tableau 1) et les produits dérivés : maïzena, fécule de pomme de terre.

• Tous les aliments contenant des protéines animales au naturel : œufs, viandes, poissons, fruits de mer.

• Tous les légumes au naturel, qu’ils soient frais, surgelés ou en conserve.

• Les légumes secs cuits maison.

• Les chips, les frites, la purée maison.

• La plupart des accompagnements simples : sel, poivre, épices, fines herbes, câpres, cornichons, toutes les conserves faites maison dans le même esprit (l’aliment, le vinaigre, point).

• Tous les produits laitiers simples (lait, fromage -sauf à tartiner-, yaourt).

• Tous les fruits au naturel ou au sirop, ainsi que les préparations maison (compote, fruits cuits).

• Tous les jus de fruits.

• Les amandes, noix … ainsi que le chocolat en général (en tablette).

• Tous les produits sucrés simples : confiture, miel, sirop d’érable, gelées.

• Tous les desserts maison entrant dans ce cadre car vous maîtrisez totalement leur fabrication : riz au lait, crèmes, glaces.

• Le thé, le café, l’eau, le vin, le cacao au lait (à condition que ce soit du cacao pur au départ, pas une préparation cacaotée).

• Tous les produits spécifiés « sans gluten » sur l’emballage.

• Pour les enfants, les farines et desserts spécifiés « sans gluten ».

 

• Tous les produits à base de céréales « non » (cf. tableau 1) : farine blanche ou complète, pain, biscottes, pain grillé, pain suédois ou polaire, pain de mie ou d’épices, toutes les pâtes, le couscous, la semoule au lait, biscuits, crêpes, gaufres

• Tous les plats cuisinés en dehors de chez vous (plats industriels, restaurant, traiteur) peuvent contenir de la pane (poissons), de la chair à saucisse (mélangée à du pain), de la farine, du sirop de blé…

• Tous les légumes préparés du commerce : gratins, poêlées, mélanges en conserve ou au rayon frais, y compris les lentilles.

• Toutes les sauces et accompagnements préparés du commerce : mayonnaise, moutarde, ketchup, bouillon cubes, viandox, sauce tomate ou au soja, sel de céleri, mélange d’épices.

• Les margarines, tous les produits laitiers autres que ceux qui figurent dans la colonne « oui », notamment toutes les préparations industrielles types desserts, flans, barres chocolat, crèmes glacées industrielles…

• Toutes les confiseries (y compris les chewing-gum, mais aussi nougats, dragées, guimauve, crème de marron, barres diverses, tous les bonbons, les pâtes de fruits.

• La Vodka, la bière, le whisky, les alcools« compliqués » (mélanges).

• Les boissons pour petit déjeuner à base de malt ou de cacao, la ricorée.

• Les farines infantiles classiques, les desserts et petits pots normaux non étiquetés « sans gluten ».

 

Bien lire les étiquettes !



Pour des idées de recettes simples et originales utilisant des produits sans gluten variés et de qualité, il existe 2 livres intéressants :
« Sans gluten naturellement » et « Desserts et pains sans gluten » de Valérie CUPILLARD – Editions La Plage.

Repost 0
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 06:51


Le lait de vache présente de nombreux inconvénients pour l’homme ; sont donc fortement déconseillés le lait et tous ses dérivés, c'est-à-dire les laitages (yaourts, laits fermentés, fromages frais), le beurre, les fromages, la crème, les glaces...

Contrairement à une croyance très répandue, la suppression de produits laitiers n’entraîne pas une carence en calcium et ceci pour deux raisons :

• les laits animaux, surtout le lait de vache, sont certes très riches en calcium, mais seule une petite fraction de celui-ci est absorbé par l’intestin grêle humain.

• Une grande part du calcium apporté est précipitée sous forme de phosphate de calcium insoluble et éliminée dans les selles.

Selon le Docteur Jean SEIGNALET dans son ouvrage « L’alimentation ou la troisième médecine » - Collection Ecologie Humaine : le calcium est très abondant dans le sol et sera donc fourni en quantité largement suffisante par les légumes, les légumineuses, les crudités et les fruits, les eaux minérales.

Pour les personnes intolérantes au lait de vache, on peut le remplacer par des laits végétaux : lait de soja, de riz, d’avoine, de quinoa, d’amande ou de noisettes* (voir le livre de Lionel &Chantal CLERGEAUD « les laits végétaux » - Editions Cheminements)
* attention aux allergies croisées lait de vache // lait d’amandes, de noisettes

Un livre pour tous :
« Allergique & gourmand »
Fondation pour la prévention des allergies
56, rue de la Concorde
1050 – Bruxelles/Belgique
Tél. : + 32 (0)2 511 67 61

Repost 0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 14:51

PAIN

Intolérance au gluten: 3 composants responsables de la maladie identifiés

5 août 2010 – Des chercheurs ont identifié, pour la première fois, 3 composants du gluten qui seraient à l’origine de l’intolérance à cette protéine contenue dans certaines céréales, dont le blé, l’orge et le seigle. L’intolérance au gluten (maladie coeliaque) provoque une réaction immunitaire anormale chez les personnes qui en souffrent.

L’étude1 a été menée en Australie auprès de plus de 200 patients souffrant d’intolérance au gluten. Les 3 composants du gluten seraient, parmi les quelque 2 700 peptides céréaliers étudiés, les plus aptes de déclencher une réaction auto-immune des lymphocytes T chez les personnes atteintes.

Le gluten : dans une multitude d’aliments

Les personnes qui souffrent d’intolérance au gluten doivent, toute leur vie, éviter de consommer des produits qui en contiennent. Or, le gluten est omniprésent dans une multitude d’aliments de consommation courante. Il donne une texture moelleuse aux produits de boulangerie et il permet aux ingrédients de bien se mélange. Il est donc souvent utilisé dans les pains, les biscuits, les sauces, les plats préparés, etc.

Les chercheurs rapportent par ailleurs que les lymphocytes T responsables de la réaction immunitaire sont très peu diversifiés. De ce fait, ils en concluent qu’il serait théoriquement possible d’envisager une thérapie de désensibilisation, qui consisterait à administrer aux patients des doses minimes des 3 peptides identifiés au cours de l’étude. Il s’agit d’une technique d’immunothérapie qui permet, dans certains cas, de guérir les personnes qui souffrent d’une allergie particulière en leur administrant, sous surveillance médicale, de faibles doses de l’allergène fautif afin d’entraîner l’organisme à le tolérer.

Les auteurs de l’étude sont déjà à pied d’oeuvre afin d’expérimenter cette technique auprès de patients touchés par la maladie coeliaque et ils croient pouvoir publier des résultats préliminaires d’ici l’an prochain. Si la piste se révèle intéressante, il faudra cependant quelques années d’essais cliniques avant que les autorités médicales soient en mesure de recommander un protocole d’immunothérapie qui soit sûr et efficace.

Selon Santé Canada, 300 000 Canadiens pourraient être atteints d’intolérance au gluten, et de nombreux cas demeurent non diagnostiqués.

Plus de 10 ans avant de connaître le diagnostic

Près de 25 % de participants à une étude, atteints d'intolérance au gluten, ont consulté un médecin pendant 11 ans avant de connaître la maladie dont ils souffraient. Certains répondants (11 %) ont attendu 20 ans avant que le diagnostic soit émis, révèle l'étude britannique menée auprès de 1 600 personnes.

Le diagnostic est souvent difficile et long à établir en raison de la grande variété de symptômes et du fait qu’ils ne soient pas du tout propres à cette maladie. Le médecin doit d’abord éliminer la possibilité qu’il s’agisse d’un problème digestif plus fréquent (par exemple, un syndrome de l’intestin irritable, une intolérance alimentaire ou une maladie inflammatoire de l’intestin).

 

Repost 0
25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 14:13

 

Courge (pépin)   


   Nom latin : Cucurbita pepo
   Famille : Cucurbitacées
   Nom vernaculaire : Citrouille. 
  


   La courge est une grande plante herbacée à tige anguleuse rampante sur le sol, munie
   de vrilles, qui peut atteindre jusqu'à 10 m de long. Les feuilles sont cordiformes à
   lobes pointus. Les fleurs, de couleur jaune, ont une grande corolle large de 7 à 10 cm
   possédant 5 lobes aigus. Le fruit est une baie volumineuse, oblongue ou globuleuse,
   dont le diamètre va de 15 à 40 cm, à pulpe jaune charnue, spongieuse en périphérie et
   filamenteuse vers le centre, qui renferme de nombreuses graines blanchâtres, plates et
   ovalaires de 2 cm environ, qui sont rétrécies à une extrémité et marquées d'un
   bourrelet marginal plus ou moins accentué.

   Elle est cultivée dans toutes les régions chaudes et tempérées du globe.

 

   Partie utilisée :                                         Actions principales :

   GRAINE (semence ou pépin)                 VERMIFUGE (graine) et ANTIPROSTATISME (huile de la graine)

    PRINCIPES ACTIFS MAJEURS —  

      La graine de courge contient un amino-acide dérivé de la pyrrolidine : la cucurbitine,et son huile
   contient des stérols qui inhibent la 5-alpha-testostérone réductase et diminuent la capacité de liaison de la
   déhydrotestostérone intraprostatique, ce qui lui vaut ses excellentes propriétés pour lutter contre
   l'hypertrophie de la prostate.

    PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES —
 
      La graine de courge possède des propriétés :

   • vermifuges (ascaris et surtout tænia) pour la graine entière ;
   • antiprostatisme pour l'huile de la graine.

    INDICATIONS PRINCIPALES —

      Actuellement, la courge est utilisée :

  1) La graine entière : 


   • Sphère intestinale : Parasitoses intestinales : ascaridiose, oxyurose et tæniase (Tænia saginata et
      Tænia solium, ce dernier étant communément appelé "ver solitaire").

  2) L'huile de la graine :


   • Sphère génitale : Prostatisme, hypertrophie bénigne de la prostate et adénome prostatique.

    FORMES D'UTILISATION —

    En ce qui concerne les graines, la forme habituelle d'administration consiste à faire la préparation
   suivante : piler 100 à 200 g (moitié dose chez l'enfant) de graines de courge (dépouillées ou non de leur
   première enveloppe) pour en faire une pâte que l'on mélange à une quantité égale de
miel.

    En ce qui concerne l'huile, c'est le plus souvent la forme en capsules ou en gélules qui est utilisée.

    POSOLOGIE MOYENNE —

      Les doses moyennes journalières à prendre pour les différentes formes habituelles d'utilisation sont les
   suivantes :

   • Comme tænifuge, prenez 200 g (50 à 100 g seulement chez l'enfant selon le poids) de graines entières
      - avec ou sans leur enveloppe - à hacher finement, puis à piler longuement dans un mortier avant de
      mélanger à un poids égal de
miel. Prenez cette préparation le matin à jeun, en trois fractions égales que
      vous absorberez à 30 minutes d'intervalle, la dernière prise étant suivie trois heures après par une purge
      (30 g d'huile de ricin par exemple). L'absence d'anneaux dans les selles au bout de 3 mois signe l'expulsion
      définitive du tænia.
       En cas d'échec (constatée par la réapparition d'anneaux dans les selles dans ce laps de temps de 3 mois),
      recommencez ce même traitement avec seulement 100 g (25 à 50 g chez l'enfant) de graines de courge 

      mais trois jours de suite, seule la dernière prise du 3ème jour étant suivie trois heures après par une
      purge comme ci-dessus. 
       L'avantage majeur de ce traitement naturel est qu'il est absolument sans danger, sans aucun effet

      secondaire et qu'il peut même être prescrit chez les jeunes enfants, tout en étant agréable à 
      prendre.

   • Dans le traitement du prostatisme, l'huile est prise en gélules à raison de 2 g par jour répartis en
       deux prises
à avaler matin et soir au moment des repas avec un peu d'eau, en cure de 2 mois
       
renouvelable régulièrement.

    REMARQUES IMPORTANTES —

    On peut également utiliser les graines de courge pilées avec de l'huile d'amandes douces pour
   confectionner une pâte qui entretient la douceur de la peau et qui atténue les
taches de rousseur.

    La graine de courge et son huile sont dénuées de toute toxicité et ne provoquent aucun effet secondaire.
   Elles peuvent donc être prises - et notamment l'huile contre le
prostatisme - en cures prolongées très    régulières.

Repost 0
25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:45

Tournesol


 


 

Nom commun : tournesol.
Nom scientifique :
Helianthus annuum var. macrocarpus.
Famille
 : composées.

 

POURQUOI METTRE LE TOURNESOL AU MENU ?

 

  • Ses graines font des collations nutritives en plus d’agrémenter salades, pâtes et muffins.
  • Avec sa saveur peu prononcée, son huile peut remplacer beurre et graisse végétale, notamment dans la confection de pâte à tarte.

 

  • Ses graines apportent des vitamines et minéraux à profusion.
  • Elles sont une source d’acide gras essentiel et de phytostérols.

Profil santé

 

Rares sont les études ayant évalué les effets de la consommation de graines de tournesol sur la santé. Par contre, plusieurs chercheurs se sont attardés aux effets de la consommation de l’huile de tournesol. À noter que plus de 80 % des calories des graines de tournesol proviennent des lipides (gras).

 Principes actifs et propriétés

Acides gras insaturés. Les gras insaturés (polyinsaturés et monoinsaturés) sont reconnus pour exercer des effets positifs sur les lipides (cholestérol) sanguins, lorsqu’ils remplacent les gras saturés et les gras trans dans l’alimentation1,2. Ils diminuent ainsi le risque de maladies coronariennes3.

  • Acides gras polyinsaturés. Les graines et l’huile de tournesol « conventionnelle » (voir encadré ci-dessous) ont un contenu particulièrement élevé en acides gras polyinsaturés (soit plus de 65 % de ses lipides totaux), dont près de la totalité est sous forme d’acide linoléique. Ce dernier est un acide gras oméga-6 essentiel, c'est-à-dire qui ne peut être fabriqué par l’organisme (voir la fiche Oméga-3 et oméga-6). L’acide linoléique est omniprésent dans l’alimentation moderne et les graines de tournesol en sont un des aliments les plus riches (une portion de 60 ml en contient 12 g). De façon générale, les acides gras polyinsaturés ont pour effet de diminuer le cholestérol sanguin, particulièrement le cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol), lorsqu’ils remplacent les acides gras saturés dans l’alimentation4, contribuant ainsi à diminuer le risque de maladies coronariennes5-8. Par contre, contrairement à l’acide oléique (acide gras monoinsaturé), une alimentation riche en acide linoléique rend le cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) plus sensible à l’oxydation9, un facteur de risque d’athérosclérose.
  • Acides gras monoinsaturés. Environ 20 % des lipides des graines et de l’huile de tournesol « conventionnelle » sont sous forme d’acides gras monoinsaturés (principalement sous forme d’acide oléique). Par ailleurs, les huiles de tournesol extraites de variétés hybrides de graines de tournesol contiennent de 55 % à 75 % d’acide oléique, réduisant ainsi de façon importante leur contenu en acides gras polyinsaturés. Généralement, une alimentation riche en acides gras monoinsaturés est liée à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires5. Les acides gras monoinsaturés possèdent le potentiel d’abaisser les taux de cholestérol total et de cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) dans le sang, lorsqu’ils remplacent les acides gras saturés dans l’alimentation1. De plus, ils pourraient augmenter les taux de cholestérol-HDL (« bon » cholestérol) lorsqu’ils remplacent une partie des glucides de l’alimentation10. Ils protégeraient aussi le cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) de l’oxydation11.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement12. L’huile de tournesol possède un potentiel antioxydant non négligeable13,14. En effet, l’ajout de cette huile dans l’alimentation de rats a entraîné une augmentation de la capacité antioxydante dans le sang après quatre semaines13,14. Une étude a démontré que la capacité antioxydante de l’huile de tournesol est semblable à celle de l’huile d’olive vierge et environ cinq fois plus élevée que celle de l’huile d’olive « traditionnelle »15.

L’alpha-tocophérol (vitamine E) est le principal composé antioxydant de l’huile de tournesol, bien que d’autres types de tocophérols et des composés phénoliques soient présents en moindre quantité13,14. La graine de tournesol contient aussi des quantités très élevées de vitamine E. Le contenu en cette vitamine varie d’une huile à l’autre, et ce, en fonction des caractéristiques de la graine, du lieu et des conditions de culture et d’extraction, etc.15. De façon générale, plus leur contenu en acides gras polyinsaturés est élevé, plus les huiles contiennent de vitamine E, qui les protège contre l’oxydation. C’est probablement ce contenu élevé en vitamine E qui permet à l’huile de tournesol de maintenir sa capacité antioxydante élevée lorsqu’on la chauffe à haute température15.

Phytostérols. Ces composés, contenus dans les végétaux, ont une structure apparentée à celle du cholestérol. Une méta-analyse de 41 essais cliniques a démontré que la prise quotidienne de 2 g de phytostérols réduisait de 10 % les concentrations sanguines de cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) et que cette réduction pouvait atteindre 20 % dans le cadre d’une diète faible en gras saturés et en cholestérol16. Les phytostérols se retrouvent dans les lipides du tournesol. Ainsi, une portion de 1 c. à table (15 ml) d’huile de tournesol renfermerait de 40 mg à 70 mg de phytostérols17,18, tandis qu’une portion de 60 ml (environ 34 g) de graines de tournesol en contiendrait de 77 mg à 98 mg18,19. Ces dernières sont d’ailleurs un des fruits à écale et oléagineux les plus riches en phytostérols19. Il est pratiquement impossible d’atteindre 2 g par jour de phytostérols seulement par l’alimentation. Santé Canada ne permet pas, pour le moment, la commercialisation d’aliments enrichis en phytostérols comme le font les autorités aux États-Unis et en France. Toutefois, les phytostérols présents naturellement dans les aliments, comme le tournesol, demeurent intéressants pour la santé cardiovasculaire.

Lipides sanguins. Selon les études, les effets de l’huile de tournesol sur les lipides sanguins ont été évalués en utilisant, soit l’huile « conventionnelle », soit l’huile dont le profil en acides gras a été modifié (voir encadré ci-dessous). En ce qui concerne l’huile « conventionnelle », c’est-à-dire à teneur élevée en acides gras polyinsaturés (acide linoléique), deux études réalisées chez des hommes en santé ont révélé que sa consommation pendant trois semaines engendrait un profil lipidique plus favorable, comparativement à un même régime à base d’huile d’olive17,20. Des composés autres que les acides gras (tels les phytostérols et les squalènes) pourraient être en partie responsables de cet effet17. D’autre part, les résultats d’une étude réalisée chez des hommes atteints d’une maladie vasculaire périphérique indiquent que l’ajout d’huile de tournesol à leur alimentation n’a pas empêché l’oxydation du cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol), comparativement à un groupe d’hommes consommant de l’huile d’olive extra-vierge21. Ceci s’explique possiblement par la plus faible quantité de composés phénoliques dans l’huile de tournesol, en comparaison avec l’huile d’olive21. Une étude réalisée chez l’animal affiche des résultats qui vont dans le même sens. En effet, chez des lapins, le remplacement des acides gras saturés de la diète par de l’huile d’olive ou de poisson a freiné la progression de l’athérosclérose. La consommation d’huile de tournesol n’a pas produit cet effet : les lésions d’athérosclérose ont continué à progresser22. Le contenu plus faible en antioxydants, en acides gras monoinsaturés et en oméga-3 de l’huile de tournesol utilisée dans cette étude (comparativement aux deux autres huiles) pourrait expliquer les résultats obtenus.

Les études évaluant l’huile de tournesol à teneur plus élevée en acides gras monoinsaturés (acide oléique) ont plutôt démontré des impacts positifs sur le bilan lipidique. D’abord, l’ajout de ce type d’huile de tournesol dans l’alimentation de sujets affichant une hypercholestérolémie pendant deux semaines a diminué le cholestérol total et le cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol), comparativement à la consommation d’huile d’olive ou d’une alimentation nord-américaine23. Dans une autre étude réalisée chez 15 hommes et femmes, la substitution des gras saturés (contenus dans leur alimentation habituelle) par des gras monoinsaturés a favorablement influencé les lipides sanguins et la coagulation sanguine des sujets24. Dans le cadre de cette étude, on a utilisé une huile de tournesol modifiée et une margarine à base de cette huile comme source de gras monoinsaturés24. Finalement, chez l’animal, la consommation d’une huile de tournesol riche en acide oléique empêchait aussi l’augmentation du cholestérol sanguin (augmentation liée à une alimentation riche en cholestérol)13.

Autres propriétés

Le tournesol est-il antioxydant?

On sait que les graines et l’huile de tournesol sont antioxydantes, mais pour l’instant, leur indice TAC n’est pas connu.

Le tournesol est-il acidifiant?

Non, l’huile de tournesol est plutôt neutre. Donnée non disponible pour la graine de tournesol.

Le tournesol a-t-il une charge glycémique élevée?

Donnée non disponible.

Nutriments les plus importants

 Phosphore. Les graines de tournesol grillées sont une excellente source de phosphore. Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

 Manganèse. Les graines de tournesol grillées sont une excellente source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

 Cuivre. Les graines de tournesol grillées sont une excellente source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation dans l’organisme de l’hémoglobine et du collagène, une protéine servant à la structure et à la réparation des tissus. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 Acide pantothénique. Les graines de tournesol grillées sont une excellente source d’acide pantothénique. Aussi appelé vitamine B5, l’acide pantothénique fait partie d’une coenzyme clé nous permettant d’utiliser de façon adéquate l’énergie tirée des aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la fabrication des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux) et de l’hémoglobine.

 Vitamine E. Les graines33 et l’huile de tournesol sont d’excellentes sources de vitamine E, principalement sous forme d’alpha-tocophérol. Antioxydant majeur, la vitamine E protège la membrane qui entoure les cellules du corps, en particulier les globules rouges et les globules blancs (cellules du système immunitaire).

 Fer. Les graines de tournesol grillées sont une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme, les besoins en fer étant supérieurs chez la femme. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (telles les graines de tournesol) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée lorsqu’il est consommé avec certains nutriments, telle la vitamine C.

 Zinc. Les graines de tournesol grillées sont une bonne source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la fabrication, à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

 Vitamine B6. Les graines de tournesol grillées sont une bonne source de vitamine B6. Aussi appelée pyridoxine, la vitamine B6 fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

 Folate. Les graines de tournesol grillées sont une bonne source de folate. Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du foetus.

 Magnésium. Les graines de tournesol grillées sont une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

 Vitamine B1. Les graines de tournesol grillées sont une source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'une coenzyme nécessaire à la production d'énergie, principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.

 Vitamine B2. Les graines de tournesol grillées sont une source de vitamine B2, aussi connue sous le nom de riboflavine. Tout comme la vitamine B1, elle joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges.

 Vitamine B3. Les graines de tournesol grillées sont une source de vitamine B3. Appelée aussi niacine, la vitamine B3 participe à de nombreuses réactions métaboliques et contribue particulièrement à la production d'énergie à partir des glucides, des lipides, des protéines et de l'alcool que nous ingérons. Elle collabore aussi au processus de formation de l’ADN, permettant une croissance et un développement normaux.

Que vaut une « portion » de tournesol?

Poids/volume

Graines de tournesol grillées, 60 ml/34 g

Huile de tournesol (teneur élevée en acide linoléique), 15 ml/14 g

Calories

210

122

Protéines

5,9 g

0 g

Glucides

7,0 g

0 g

Lipides

19,3 g

13,8 g

- saturés

2,0 g

1,4 g

- monoinsaturés

3,7 g

2,7 g

- polyinsaturés

12,7 g

9,1 g

     - oméga-3*

0,02 g

0 g

Cholestérol

0 mg

0 mg

Fibres alimentaires

3,9 g

0 g

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.
*Acide alpha-linolénique

Une huile de tournesol moins conventionnelle

Il existe différentes variétés hybrides de graines de tournesol (variétés dites oléagineuses) cultivées pour la production d’huile. Elles se distinguent par leur proportion en différents acides gras. Ainsi, il existe sur le marché de l’huile de tournesol ayant un contenu en acides gras monoinsaturés (acide oléique) supérieur à celui de l’huile de tournesol « conventionnelle » et dont le contenu est plus faible en acides gras polyinsaturés (acide linoléique)29. Elle possède une plus grande résistance à l’oxydation. Elle peut ainsi être utilisée à des températures de cuisson élevées (pour la grande friture par exemple)29. L’huile de tournesol à teneur moyenne ou élevée en acide oléique est en général non hydrogénée, contrairement à d’autres huiles utilisées par l’industrie. L’huile de tournesol à teneur moyenne ou élevée en acide oléique est principalement utilisée par l’industrie pour la fabrication de divers produits alimentaires (de boulangerie et de pâtisserie, vinaigrettes, formules de bébé, etc.). On la trouve aussi dans les marchés d’alimentation : elle est même plus accessible que l’huile de tournesol « conventionnelle ». Santé Canada a confirmé l’innocuité alimentaire de ce type d’huile de tournesol et recommande que la liste des ingrédients des produits qui en contiennent le mentionne spécifiquement.

 Une source de fibres

Les graines de tournesol sont une source de fibres. En effet, une portion de 60 ml (34 g) de graines de tournesol grillées fournit 10 % des apports quotidiens recommandés en fibres des hommes de 19 ans à 50 ans et près de 16 % de ceux des femmes du même groupe d’âge, leurs besoins étant différents31. Les fibres alimentaires, qui se retrouvent seulement dans les produits végétaux, regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. En plus de prévenir la constipation et de diminuer le risque de cancer du côlon, une alimentation riche en fibres peut contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires, ainsi qu’au contrôle du diabète de type 2 et de l’appétit32.

Les graines de tournesol germées

La germination est un processus qui accroît la qualité nutritionnelle des grains. Les graines de tournesol germées ont en effet un contenu en certains acides aminés (lysine, tryptophane) plus élevé que les graines non germées30. Comme la lysine est un acide aminé déficient dans la graine de tournesol non germée, la consommation de graines de tournesol germées est donc un bon moyen d’en augmenter son apport.

Précautions
Les calculs urinaires
Certaines personnes peuvent se voir recommander d’adopter une alimentation restreinte en oxalates afin de prévenir les récidives de calculs rénaux ou urinaires (aussi appelés
lithiases urinaires). Les oxalates sont des composés qu’on retrouve naturellement dans plusieurs aliments, incluant le tournesol. Il est donc préférable que ces personnes évitent d’en consommer.

Le syndrome d’allergie orale
La graine de tournesol fait partie des aliments pouvant être incriminés dans le syndrome d’allergie orale. Ce syndrome est une réaction allergique à certaines protéines d’une gamme de fruits, de légumes et de noix. Il touche des individus ayant des allergies au pollen de bouleau. Ce syndrome est presque toujours précédé par le
rhume des foins. Lorsque certaines personnes allergiques au pollen de bouleau consomment des graines de tournesol crues, une réaction immunologique peut survenir. Des symptômes locaux se limitant à la bouche, aux lèvres et à la gorge telles des démangeaisons et des sensations de brûlure peuvent alors surgir, puis disparaître habituellement quelques minutes après que la personne ait consommé ou touché l’aliment incriminé. En l’absence d’autres symptômes, cette réaction n’est pas trop grave : la consommation de graines de tournesol n’a pas à être évitée de façon systématique. Toutefois, il est recommandé de consulter un allergologue afin de déterminer la cause des réactions aux aliments végétaux. Ce dernier sera en mesure d'évaluer si des précautions spéciales doivent être prises. À noter que la cuisson dégrade habituellement les protéines allergènes des aliments.

L’allergie au tournesol
L’allergie au tournesol est rare, mais certains cas de réactions généralisées immédiates après l’ingestion de graines de tournesol ont été rapportés25. De plus, l’huile de tournesol et la margarine faite à base d’huile de tournesol peuvent contenir des protéines allergéniques résiduelles26. Ainsi, les personnes fortement allergiques aux graines de tournesol pourraient aussi réagir à la consommation d’huile de tournesol ou d’une margarine à base d’huile de tournesol. L’inhalation d’allergènes provenant de graines de tournesol pourrait être un mécanisme expliquant la sensibilisation à cet aliment (par exemple, l’élevage d’oiseaux nourris aux graines de tournesol). Tout comme les allergies aux fruits à écale et oléagineux, les symptômes peuvent être graves et conduire jusqu’au choc
anaphylactique.

Le cadmium
Les graines de tournesol contiennent naturellement du cadmium, un métal qui, lorsque consommé en quantités modérées pendant plusieurs années, peut s’accumuler dans l’organisme et causer des dommages pulmonaires ou rénaux27. Il est donc possible qu’une grande consommation de graines de tournesol mène à une ingestion élevée de ce métal. Les auteurs d’une revue de la littérature scientifique sur le sujet estiment qu’une consommation quotidienne de 50 ug de cadmium pendant des dizaines d’années pourrait augmenter la prévalence de dommages rénaux28. Cette quantité équivaut à environ 70 g à 200 g de graines de tournesol par jour27,28. Les personnes les plus à risque d’accumuler du cadmium dans l’organisme seraient les fumeurs, les femmes qui ont de faibles réserves sériques de fer et les gens consommant beaucoup de ce métal par l’alimentation28. Dans une étude réalisée chez un groupe d’hommes et de femmes, la consommation hebdomadaire de 255 g de graines de tournesol (équivalant à environ 175 ug de cadmium par semaine) pendant 48 semaines n’a pas modifié le taux de cadmium dans leur organisme. Cette quantité représentait 35 % de l’apport tolérable en cadmium fixé par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). On ne connaît pas exactement les quantités de cadmium des différentes variétés de graines de tournesol. On ne doit pas éviter systématiquement de consommer des graines de tournesol. On doit plutôt viser un apport modéré en noix et graines variées : c’est le moyen le plus sûr de prévenir une accumulation de cadmium dans l’organisme.

Repost 0
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:17

 

 

Maladies cardiaques
Il vous faut éviter les aliments contenant des graisses saturées (beurre, fromage, hamburgers, pâté, lard…). Ils augmentent le taux de cholestérol. Prenez plutôt des aliments à base d'acides gras mono-insaturés (huiles d'arachide, olives, ), ou contenant des flavonoïdes et riches en fibre : raisin, papaye, melon, pamplemousse, avocat, brocoli, sardine, huitre, fenouil ou thé vert.

 

Maladies des yeux
Souvenez-vous de l'adage "Mangez des carottes pour y voir clair la nuit". De fait, tous les légumes ou fruits de couleur rouge et orange contiennent des antioxydants (vitamine A, C, E et lutéine) qui permettraient de conserver une vision fine et précise. Outre la carotte, ce sont l'abricot, la myrtille, la cerise, la betterave, la citrouille, les graines de sésame, l'œuf ou les yaourts au bifidus.

 

Maladies des os
L'
ostéoporose ou maladie des os est liée au vieillissement. Une nourriture riche en calcium est recommandée. La vitamine D (synthétisée par l'organisme humain sous l'action du soleil) sera vivement conseillée, car elle facilite l'absorption du calcium par l'organisme. Mangez des concombres, brocolis, épinards, harengs, huîtres, lait, yaourts au bifidus, persil, gingembre ou huile d'olive.

 

Problèmes digestifs
Mangez des aliments contenant beaucoup de fibres (donc des fruits et des légumes) et surtout buvez beaucoup d'eau (au moins 1,5 litres). En cas d'estomac lourd ou de sensations de brûlures gastriques, réduisez les aliments acides, c'est-à-dire les fromages, viandes rouges, les agrumes (orange, pamplemousse,..), ou les condiments comme la moutarde, les câpres, cornichons, moutarde et ketchup. Vous seront conseillés les raisins, papaye, banane, cassis, blé complet, riz brun, pois chiches, yaourt au bifidus, fenouil, pissenlit ou vinaigre de cidre.

 

Problèmes articulaires
Les problèmes articulaires (inflammation, douleurs…) sont des motifs importants de consultation médicale. La consommation de fruits et légumes riches en antioxydants, de noix, de céréales et de poissons gras (hareng, saumon…) peut prévenir leur arrivée. Choisissez les pommes, avocats, graines et huiles de sésame, huîtres, persil, germe de blé, huile d'olive.

A lire aussi " 100 aliments anti-âge" de Sarah Merson

 

Repost 0
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 16:38

photo2 pita hayaFruit qui m' était inconnu et découvert par notre ami Michel O.

 

Le PITAHAYA

  

Pitahaya (La culture des pitahayas )
Les pitahaya : intérêts pour la diversification fruitière
Avertissement

 

Ce document est traduit et extrait d'une revue bibliographique : LE BELLEC F. VAILLANT F. et IMBERT E .2006. – Pitahaya (genus Hylocereus ) : A new fruit cropa market with a future. Fruits61 (4) EDP Sciencespages 237-250.

 

Les pitayas appartiennent à la famille botanique des Cactaceæ et au genre Hylocereuslequel genre est caractérisé par des plantes lianoïdesà racines aériennes et portant des baies glabres à écailles foliacées.
Les Cactaceæ (ordre des Caryophyllales) comprennent entre 120 et 200 genres différents lesquels regroupent entre 1500 et 2000 espècesexclusives des régions semi-désertiques tempérées chaudes et tropicales de l’Amérique.
Appréciées pour leur valeur ornementaleles Cactaceæ comportent également de nombreuses espèces cultivées près de 250 espèces comme plantes fruitières ou « industrielles ». Cependant peu d’entre-elles ont une importance économique.

Le genre Opuntia Mill. est probablement le plus cultivé pour son fruit (la figue de barbarie ou tuna) et comme hôte de Dactylopius coccus O. Costala cochenille de laquelle est extrait le carmin. Cette dernière est également élevée sur Nopalea cochenillifera (L.) Salm-Dyck.

En Amérique Latinede nombreuses espèces cultivées ou de cueillettes portent le nom de pitayace nom générique vernaculaire contribuant à la difficulté de classification botanique de ces dernières. Toutes ces pitayas sont cependant regroupées dans quatre principaux genres : Stenocereus Britton & RoseCereus Mill.Selenicereus (A.Berger) Riccob. et Hylocereus Britton & Rose. Nous nous intéresserons plus particulièrement aux espèces de ce dernier genre.Il existe de nombreuses contradictions quant à la classification botanique des Hylocereus probablement expliquées par des caractéristiques morphologiques similaires et/ou influencées par des conditions environnementales. Nous adopterons dans ce document la classification de Britton et Rose mais tiendrons également compte des résultats récents d’analyse génétique. Ainsi sont dénombrées 16 espèces d’ Hylocereustoutes ont une vocation ornementale grâce à la beauté de leurs grandes fleurs (Ø 15-25 cm)nocturnes et aux pétales blanc-crème (sauf H. stenopterus et H. extensus dont les pétales sont rougeâtres ou rosés). Même si potentiellement toutes ces espèces peuvent porter des fruits finalement seulement quelques-unes d’entre-elles sont cultivées à des fins de production fruitière notre étude portera exclusivement sur ces dernières.

 

Origine distribution et écologie des Hylocereus


Hylocereus sont principalement originaires d’Amérique Latine(probablement du Mexique et de la Colombie)d’autres seraient natives des Petites Antilles. Leur distribution est aujourd’hui mondiale (monde tropical et subtropical)mais H. undatus est l’espèce la plus cosmopolite. Dans leur aire originelleles fruits des Hylocereus font l’objet de cueillettes traditionnelles et d’une consommation locale. Ces espèces ne sont que très rarement cultivées à grande échellehormis en Colombieau Costa Rica et au Nicaragua. Au VietnamH. undatusa par contre connu un réel développement : près de 2.000 ha y sont cultivés. Ailleursles pitayas sont considérées comme des espèces fruitières nouvelles prometteuses et sont cultivées à plus ou moins grande échelle comme en Australieen Israël ou encore à Réunion ( la pitahaya à la Réunion ).
La rusticité des Hylocereus leur permet de prospérer dans des écologies très diverses. Par exempleau Mexiqueelles se rencontrent dans des régions à pluviométrie extrêmes (340 à 3500 mm/an) ou encore à des altitudes allant du niveau de la mer jusqu’à 2.750 m. Ces espèces peuvent supporter de fortes chaleursallant jusqu’à 38-40 °C à contrario des températures inférieures à 12°C peuvent provoquer des nécroses sur tige chez certaines espèces. Même si les Hylocereus sont semi-épiphytes et préfèrent doncà priorides conditions de culture semi-ombragée (conditions fournies dans la nature par les arbres)certaines espèces peuvent croître parfaitement en plein soleil ( H. undatusH. costaricensis ou H. purpusii par exemple). Cependant un ensoleillement trop important et une alimentation en eau insuffisante provoquent des brûlures de tiges. Par exemple en Israël les conditions de croissance optimale sont obtenues sous ombrière à 30 % d’ombrageautre exempleaux Antillesla culture d’ H. trigonus n’est possible qu’avec un ombrage de l’ordre de 50%.
L’eau en excès provoque systématiquement la chute des fleurs et des jeunes fruits.
Les Hylocereus peuvent s’adapter à de nombreux types de sols pourvus qu’ils soient drainants.

 

Biologie et écologie florale


Les Hylocereus fleurissent par vagues successives de floraisonsur la période floraison annuelle (de mai à septembre dans l'hémisphère nord et d'octobre à juin dans l'hémisphère sud)H. costaricensis peut compter jusqu'à 8 vagues de floraisons contre 5 à 6 pour

H. undatus . Trois à quatre semaines sont observées entre deux vagues de floraison. Il est de ce fait possible de rencontrer sur une même plante et en même temps des boutons floraux des fleurs des jeunes fruits ou encore même des fruits matures. Les délais entre l’apparition du bouton floral (soulèvement de l’aréole) et la floraison (phase I) et entre l’anthèse de la fleur et la récolte du fruit (phase II) sont très courts. Ils sont de l’ordre de 15 à 20 jours pour la phase I et de 30 jours pour la phase II.
Dans leurs pays d’origine la reproduction des clones allogames de ces deux espèces est assurée la nuit par des chauves-souris pollinivores ou par des papillons de la famille des Sphingideaeespèces du genre Maduca. Il ne semble pas y avoir de problème majeur de fructification dans les principaux pays producteurs (Amérique Latine et Asie).
La déhiscence des anthères a lieu quelques heures avant l’ouverture complète de la fleur. Les grains de pollen sont très nombreuxlourds et peu pulvérulents. La fleur s’ouvre vers 20:00/20:30le stigmate domine alors les étamines (cette position du stigmatedurant cette phasefavorise plutôt l’allogamie). Les fleurs ne s’épanouissent qu’une seule fois et se referment (fécondées ou pas) pendant la matinée du lendemain de l’anthèse. Les jours suivantsles pétales se ramollissent puis se dessèchent  progressivement. La base des fleurs non fécondées jaunitla fleur entière chute 4 à 6 jours après tandis que la base des fleurs fécondées reste verte et augmente de volume : le fruit a noué.
Dans certains pays (IsraëlAfrique du SudMadagascarRéunion et Antilles)la production naturelle de fruit des clones introduits de ces deux espèces est quasi inexistante. L’auto incompatibilité des clones de ces deux espèces et/ou l’absence de pollinisateurs efficaces – des croisements entre ces deux espèces sont en effet possibles – semblent être responsables de cette improductivité. Les abeilles ( Apis mellifera ) sont tout de même très attirées par le pollen de ces fleurs. Les visites répétées de ces insectes peuvent contribuer à leur fécondation cependant la qualité des fruits issus de ces pollinisations libres sont généralement de moindre qualité que ceux issus de pollinisations croisées manuelles. L’origine du pollen peut également influencer notablement le délai pollinisation/récolte du fruit (phénomène de metaxénie) observé à ce jour uniquement sur H. polyrhizus ).

 

 

 

 

Techniques culturales


Multiplication et plantation
H. undatus and H. costaricensis se multiplient naturellement et très facilement par bouture de tiges dès que ces dernières touchent le sol. Le semi de graines et la multiplication de jeunes pousses in vitro sont également possibles.
Cependanten culturela multiplication par bouturage est à préférer. En effetelle permet de multiplier fidèlement la variété. De plusla mise à fruit des boutures est rapide moins d’un an après le bouturage contre trois ans pour les plants issus de semis. Enfin la rusticité de ces espèces permet de réaliser le bouturage directement en place au champ à condition de prendre des boutures en repos végétatif d’au minimum 50-70 cm de longueur et d’assurer un arrosage régulier afin de permettre l’enracinement. Toutes ces conditions et caractéristiques réunies induisent de très bons taux de reprise au champ de l’ordre de 90 % des boutures. Les distances de plantation recommandées dépendent du type de tuteur choisi. En palissage verticaldes espacements de 2 à 3 m sur la ligne de plantation et de 4 à 5 m entre deux lignes sont requis (soit entre 2000 et 3750 boutures par haà raison de 3 boutures par tuteur). Les densités sur palissage horizontal et sur pan incliné sont beaucoup plus élevées puisque les boutures sont implantées tous les 50-75 cm autour de la table de production (6500 boutures par ha) ou tout du long du pan incliné (5000 boutures par ha). La hauteur de ces différents types de tuteur doit être comprise entre 140 m et 160 m pour le palissage vertical et entre 1 m et 120 m pour le palissage horizontal et la conduite sur pan inclinéceci afin de faciliter les différentes opérations culturales.

 

Conduite culturale et tailles


Les pitayas sont des plantes semi-épiphyteselles rampent grimpent et s’accrochent naturellement à tous les types de support naturel ou artificiel qu’elles rencontrent (arbrespoteaux en bois ou en bétonmurs de pierreetc.). Elles s’accrochent à ces derniers grâce à leurs racines aériennes. Leur exploitation à même le sol n’est pas souhaitabled’une part parce que cela ne facilite pas les opérations culturales minimales (fécondationrécolte…) et d’autre part parce que les contacts avec le sol entraînent des pourritures de lianes. Les pitayas sont donc cultivées sur tuteurs vivants ou morts. De nombreux types de palissage sont utilisés nous retiendrons le palissage vertical sur poteaux de boisde béton ou en fer et le palissage horizontal (table de récolte) ou sur pan incliné. La croissance de la plante est rapide et continuelle avec cependant une phase de repos végétatif possible si les conditions climatiques sont défavorables (sécheresse marquée et températures trop basses). La taille de formation des plants est primordiale sur les systèmes de palissage vertical et horizontalet consiste à sélectionner les tiges au fur et à mesure de leur croissance en forçant la plante à grimper le long du tuteur. Toutes les croissances latérales et dirigées vers le sol sont coupéestandis que sur le système « pan incliné » toutes les ramifications sont gardées (hormis celles qui touchent le sol). Ces tailles de formation se pratiquent essentiellement la première année suivant la plantation. Quel que soit le tuteur utilisé les tiges doivent être attachées à ce dernier à l’aide d’un lien. La taille d’entretien a pour but de limiter la croissance de la touffe et ce dès la deuxième année suivant la plantation. En effetcette taille est plutôt raisonnée par rapport au tuteur et à sa résistance. A titre indicatif le volume végétal d’une touffe de 3 ans pèse environ 70 kg . Même si ce poids est facilement porté par les différents types de tuteurl’avenir de ces touffesface à des vents plus ou moins violentsest incertain. La taille consiste donc à supprimer toutes les tiges abîmées de la plante et celles qui se croisent. Cette taillepratiquée après la récoltefavorise la croissance de nouvelles pousses qui porteront les fleurs de l’année suivante.

 

Fumure et irrigation


Les rendements varient également en fonction de la fumure apportée. Le système racinaire des pitayas est superficiel et peut assimiler rapidement le moindre apport. Les fumures minérales et organiques lui sont particulièrement bénéfiques associées leur effet n’en est que plus intéressant. Même si les pitayas peuvent se contenter d’une pluviométrie très faible – elles peuvent en effet survivre après plusieurs mois de sècheresse – leur exploitation à des fins de production de fruits de qualité impose des apports d’eau réguliers. Cette irrigation est importante car elle permet à la plante d’avoir suffisamment de réserves d’une part pour fleurir dès le moment propice et d’autre part pour assurer le développement de ses fruits. Une micro-irrigation localisée est toute indiquée. Outre l’efficience de l’eau fournie par ce systèmecette micro-irrigation évite un arrosage de la frondaison pouvant entraîner des chutes de fleurs et de jeunes fruits.

 

Pollinisation


Le manque de diversité génétique et/ou l’absence d’agents pollinisateurs dans certaines zones de production imposent d’avoir recours à une pollinisation manuelle et croisée pour s’assurer d’une production de fruit ( la pollinisation des pitahayas ). Sa pratique est simple et facilitée par les caractéristiques florales des Hylocereus . En effetles différentes pièces florales sont de grandes dimensions. De plusà l’anthèsele stigmate de la fleur domine largement les étamines favorisant ainsi les manipulations. Enfinla pollinisation manuelle peut être pratiquée avant l’anthèse de la fleur (dès 16:30) et jusqu’au lendemain matin 11:00. Ces manipulations sont fiables et les fruits obtenus d’excellente qualité.
Pour pratiquer cette pollinisationil suffit d’ouvrir la fleur en la pinçant sur sa partie la plus bombéece qui met le stigmate en évidence. Ce dernier est alors badigeonné de pollen à l’aide d’un pinceau ou bien encore les anthères sont déposées entières (avec une légère pression) sur le stigmate à l’aide des doigts. Le pollen est préalablement prélevé dans une autre fleur d’un autre clone (ou d’une autre espèce) et stocképour les besoins des manipulationsdans une boîte. Le pollen prélevé dans deux fleurs permet d’en féconder environ 100 (pollinisations effectuées au pinceau). Le pollen peut être conservé plusieurs mois (de 3 à 9) à des températures négatives (de –18 à – 196°C)sans que sa viabilité soit compromise. Les fruits obtenus avec des pollinisations à base de pollen conservé à 4°C pendant 3 et 9 mois sont par contre plus petits.

 

Récolte


La coloration de la peau du fruit n’intervient que très tardivement dans sa phase de maturation puisqueselon les espècesl’épiderme passe du vert au rouge ou rose qu’au 25 ou 27ième jours après l’anthèse. Quatre à cinq jours aprèsles fruits ont atteint le maximum de leur coloration. Passé ce stadeles fruits d’ H. costaricensis éclatent sans que cela entraîne pour autant une pourriture. Les premières récoltes apparaissent dès 18 mois après le bouturage en place - le délai floraison / récolte est court et faiblement variable. Il est de 29 à 35 jours suivant les écologies. Les rendements dépendent de la densité de plantation et sont de l’ordre de 10 à 30 t/ha. L’absence de pédoncule rend la cueillette délicate. Les techniques courantes de récolte par simple torsion du fruit conduisent bien souvent à une blessure de l’épiderme du fruit. La récolte s’opère donc au sécateur. Les fruits sont peu fragiles. Cependantpour garantir un produit de haute qualité les précautions d’usages pour la récolte sont à observer (manipulation soignée conditionnementstockage…)notamment pour la pitaya rouge dont les écailles foliacées sont cassantes.

 

Ravageurs et maladies

 
Peu de ravageurs sont signalés sur les Hylocereus . Les fourmis des genres Atta et Solenopsis provoquent de gros dégâts aussi bien sur la plante que sur les fleurs ou les fruits. Cotinus mutabilis perfore les tiges et Leptoglossus zonatus pompe la sève des tiges provoquant des tâches et des déformations. Différentes espèces de pucerons et de cochenilles ont également été répertoriées sur fleurs et fruits. Les rats et les oiseaux peuvent provoquer des dommages importantsles premiers sur fleurs et sur fruitsles seconds sur fruits à maturité. L’activité butineuse des abeilles ( Apis mellifera ) gêne et peut même compromettre la pratique de la pollinisation manuelle lorsque cette dernière est obligatoire (dans le cas des clones auto incompatibles par exemple). En effetles abeilles peuvent être particulièrement efficaces puisque après quelques heures d’activités seulement tout le pollen est récolté. La parade est de prélever du pollen avant leur passage (dès 16:00) et de pratiquer les pollinisations le lendemain matin dès qu’elles ont déserté la plantation. Diverses maladies fongiques ( Gloeosporium agavesMacssonina agavesDothiorella sp. et Botryosphaeria dothidea ) virales (Cactus virus X) ou bactériennes ( Xanthomonas sp.) sont également rapportées dans la littérature et peuvent avoir localement de graves conséquences.

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de surfonwellbeing.over-blog.com
  • Le blog de surfonwellbeing.over-blog.com
  • : Telle l'abeille faire son miel de quelques passions comme le bien-être et la santé au naturel, entre autres sujets, au travers d'articles, de références de livres, de sites, des connaissances issues de mon apprentissage et de mon vécu.
  • Contact

Texte Libre

Recherche