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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:08

 

La consultation ayurvédique ou bilan ayurvédique : L’objectif d’un bilan ayurvédique est dans un premier temps de déterminer la constitution natale, puis l’état de déséquilibre, afin d’en trouver les causes.

Le praticien en Ayurveda   est un véritable Educateur de Santé dont l’objectif n’est pas simplement de soulager des symptômes mais surtout d’identifier les raisons qui ont amené les déséquilibres, dans le but de les corriger pour agir durablement et en profondeur sur l’harmonie et l’équilibre du corps.

L’entretien sera mené selon un protocole qui inclut l’observation, le toucher et l’investigation ou interrogation. L’examen des pouls, de la langue, de la peau, des yeux, des ongles permettra d’obtenir des éléments complémentaires. Votre praticien vous interrogera sur vos habitudes de vie, l’état de votre digestion et de votre élimination (selles, urine, sueur), votre alimentation, votre sommeil, votre fonctionnement mental et émotionnel, votre passé médical, etc... Dans un second temps, le praticien en Ayurveda   établira un programme totalement personnalisé afin de rectifier ces déséquilibres en agissant sur leurs racines au moyen de différents outils thérapeutiques tels que :
 règles d’hygiène de vie (rythmes, horaires, activités) ;
 alimentation ;
 soins corporels et massages ;
 utilisation d’épices et de compléments alimentaires ;
 exercices physiques ;
 exercices de contrôle du mental et des émotions : respiration ou
pranayama  , relaxation, méditation, visualisation et autres pratiques du domaine du yoga ;
 thérapies subtiles : aromathérapie, thérapie par les sons, par les pierres et les couleurs ;
 et toute autre méthode qu’il jugera adaptée au patient et à la situation spécifique. Bien évidemment, les méthodes utilisées sont spécifiques à chaque praticien selon ses choix et sa formation. La fréquence des visites dépendra là aussi du choix du praticien. Le bilan ayurvédique complet vous aide à mieux comprendre votre fonctionnement et votre métabolisme au quotidien, et vous donne les clés pour remédier aux maux qui dérangent votre équilibre naturel. Il ne remplace en rien une consultation médicale et ne se substitue pas à un traitement médical.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:13

photo pot huile se déversant dans jarre fleurie

La médecine indienne, l'ayurvéda, recourt aux HE, en inhalation, en diffusion, dans les huiles de massage, dans l'eau du bain, mais jamais par voie interne.
Thérapie subtile, l'aromathérapie permet une bonne relation entre le corps et l'esprit, elle apporte vitalité, créativité et équilibre mental.

Pour l'Ayurveda, chaque odeur représente une émotion, les arômes des HE ont de ce fait une action thérapeutique. Par exemple la valériane ou le nard jatamansi apaisent l'anxiété et la peur.
La médecine indienne distingue trois types de constitution (cf. Alternative Santé n° 333) : vâta (le vent), pitta (la bile) et kapha (le flegme), chaque personne a une, voire deux dominantes en lui, avec des déséquilibres « types », susceptibles d'être harmonisés grâce à la diffusion d'huiles essentielles. Aussi font-elles l'objet des conseils prodigués lors d'un rendez-vous avec un praticien d'âyurvéda, au même titre que les conseils diététiques, une pratique de yoga ou de méditation. « Je ne soigne pas une maladie, mais une personne, explique Philippe Maugars, praticien en ayurvéda (1).
Je me demande ce qui, dans la personnalité du patient, a créé un déséquilibre, car tous les maux proviennent d'une perturbation mentale, émotionnelle, qui touche ensuite l'ensemble de la personne .
Pour apaiser l'anxiété, la nervosité et mieux s'accepter (déséquilibre de type vâta) : la valériane, le basilic, le bois de santal, l'orange douce, le citron ou le gingembre pourront être diffusées entre 2 et 6 h heures du matin et entre 14 h et 16 h (2).
Pour calmer les accès de colère et devenir plus tolérant (déséquilibre de type pitta) : la rose, le bois de santal, la lavande, le vétiver, le géranium, l'ylang-ylang, diffusées entre 10 h et 14 h ou entre 22 h et 2h.
Pour enlever un sentiment de lourdeur, de lenteur et gagner en dynamisme (déséquilibre de type kapha) : le gingembre, l'eucalyptus, le thym, la myrrhe, le camphre, le romarin ou le basilic, seront diffusées entre 6 h et 10 h ou entre 18 h et 24 h.T.P

Pour plus d’information
Centre de sciences védiques, 58, rue de la Boétie, 75008 Paris. Tél. : 01 45 61 92 32  Internet :
www.ayur-veda.fr.

(1) Auteur de Ayurvéda et développement spirituel, éd. Trédaniel, 136 p., 14,90 euros.
(2) Les heures correspondent aux heures solaires, soit 2 heures de moins en été, et 1 heure de moins en hiver. En âyurvéda, le moment de la prise de médicaments et de la diffusion des HE  joue un rôle dans le rétablissement du patient.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:09

indien assis + pharmac plantes

Phytothérapie Ayurvédique 2

Auteur : Vaidya Atreya Smith

En médecine ayurvédique, il existe une distinction nette entre le patient et la maladie. Deux protocoles différents sont utilisés pour l’individu et pour la maladie. En Ayurvéda, les termes Sanskrits de Prakriti et de Vikriti sont utilisés pour indiquer la constitution d’une personne (prakriti) et les symptômes de la maladie (vikriti).

Le mot prakriti signifie généralement la ‘nature’ d’une personne ou sa constitution durant sa vie. Elle comprend à la fois les traits physiologiques et psychologiques qui dominent tout au long de sa vie. Physiologiquement, la constitution est représentée par la charpente ou la structure du corps et par son état métabolique général (rapide, lent, chaud, froid, etc.). Psychologiquement, l’esprit tend à fonctionner avec les éléments observables comme par exemple dans le cas d’une personnalité dynamique, soumise, sentimentale ou créative. Ainsi, par l’observation, nous pouvons remarquer quelle humeur ayurvédique (dosha) parmi les trois humeurs est dominante dans notre corps et dans notre esprit. L’humeur dominante devient notre prakriti ou constitution.

Le mot vikriti signifie généralement ‘ce qui recouvre notre nature’. Cela signifie tout état anormal, comme l’état de maladie. Nous pouvons en gros définir vikriti comme ‘état de maladie’ parce qu’il ‘recouvre’ ou s’empare de notre état naturel de bonne santé. Nous possédons désormais trois options distinctes pour effectuer un traitement clinique en Ayurvéda. Nous pouvons traiter la constitution ou nature d’une personne ; nous pouvons traiter les symptômes de la maladie de cette personne ; ou nous pouvons traiter les deux à la fois. L’Ayurvéda classique prend toujours en compte la constitution de la personne même lorsqu’elle traite les maladies. C’est parce qu’elle reconnaît la possibilité d’effets secondaires indésirables lorsqu’une plante rentre en conflit avec la constitution d’une personne. Il est très important de choisir distinctement une approche parce qu’un choix mixte engendra des résultats mixtes.

En occident, nous sommes davantage familiarisés dans le traitement des symptômes des maladies, étant donné que ceux-ci sont facilement observables et généralement inconfortables pour le patient. Il n’y a rien de mal dans une telle approche puisqu’elle donne souvent des résultats rapides et aide le patient à rapidement se sentir mieux. L’inconvénient est que les causes de ces symptômes peuvent ne pas être enrayées. En fait, la capacité de diagnostiquer ou de découvrir les causes des maladies est quelque peu limitée dans l’approche moderne.

Ceci est le problème principal que l’on retrouve dans l’approche biochimique mécanique de phytothérapie. L’approche moderne est très efficace pour réduire rapidement les symptômes et est très utile dans les situations d’urgence. Un système de diagnostic lui fait cependant défaut pour découvrir les causes des maladies. Par exemple, la médecine biochimique a récemment commencé à prendre en compte les effets de la nutrition sur notre santé, ce que les herboristes ayurvédiques savent depuis longtemps.

Nous traitons la cause d’une maladie en établissant tout d’abord la constitution de la personne. Nous le faisons en observant la personne dans son ensemble (comme cela a été décrit plus haut). Une fois la constitution de la personne constatée, les symptômes de la maladie peuvent être classés selon les trois humeurs ou doshas. Cela signifie qu’un symptôme sera classé en tant que symptôme Vata (air), Pitta (feu) ou Kapha (eau). Nous avons généralement tendance à créer le même genre de maladie que celui de notre constitution. Ainsi, une personne de constitution Kapha aura tendance à créer des types de maladies Kapha.

Dans cette approche, l’herboriste réduira simplement l’humeur dominante à l’aide de plantes médicinales ayant une qualité opposée, parce que l’humeur dominante est généralement l’humeur constitutionnelle. Bien que cette approche puisse nous sembler trop simple et presque naïve, elle est généralement très efficace dans la majorité des troubles ordinaires. Cette approche possède un avantage, c’est à dire que même si nous ne sommes pas certains de la cause de la maladie ou de la maladie même, celle-ci disparaîtra généralement lorsque l’humeur sera diminuée ou équilibrée. C’est la raison pour laquelle dans le système ayurvédique, les humeurs sont causes de maladie.

De plus, même si nous connaissons pas la constitution, ce sera l’humeur la plus forte qui créera les troubles. (En Ayurvéda, une humeur peut uniquement provoquer une maladie lorsqu’elle est forte). Ainsi, en traitant l’humeur la plus forte, cela éliminera généralement l’origine des troubles et des symptômes. En d’autres termes, le fait de traiter la maladie (vikriti) révélera la constitution (prakriti). Cela est particulièrement utile dans les situations où les troubles ne sont pas de la même humeur que la constitution ou lorsque la constitution n’est pas facilement observable.

L’Ayurvéda reconnaît que nous devons parfois traiter à la fois les symptômes et les causes. Par exemple, une fièvre soit se traiter rapidement étant donné que les symptômes de chaleur élevée sont dangereux pour le patient. En associant des plantes diminuant Pitta, qui est l’humeur responsable des fièvres et des inflammations, cela aidera à éliminer les causes de la maladie. Cependant, une fièvre peut survenir chez une personne ayant n’importe quelle constitution. Si nous traitons également la constitution de la personne ayant cette fièvre, le traitement sera plus rapide et plus efficace. C’est la raison pour laquelle l’Ayurvéda énonce qu’une personne doit tout d’abord avoir été déséquilibrée pour que la fièvre survienne.

Il est intéressant de noter que plus un trouble demeure dans le corps, plus il est probable que plusieurs humeurs seront impliquées. Pour les maladies chroniques de nature grave (comme la tuberculose par exemple), les trois humeurs sont perturbées. Dans ce genre de problèmes, nous devons traiter à la fois la constitution et la maladie, cela signifie que nous devons traiter les trois humeurs en même temps.

L’Ayurvéda est davantage qu’une simple phytothérapie. Elle comprend des régimes de nutrition et une hygiène de vie aidant à la fois à prévenir les maladies ainsi qu’à augmenter l’efficacité de tout traitement à base de plantes, quelque soit l’approche.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:00

indien assis + pharmac plantes

Auteur : Vaidya Atreya Smith

L’Ayurvéda, système médical traditionnel indien, offre de nombreux avantages dans sa façon d’aborder la phytothérapie. Les historiens médicaux considèrent que l’Ayurvéda est le système médical le plus ancien au monde. Plus de 80% des remèdes standards utilisés en Ayurvéda de nos jours proviennent des plantes. L’Ayurvéda, utilisée traditionnellement de façon ininterrompue depuis plus de 5000 ans, intéresse l’herboriste occidental sur divers points. Quels sont ces points d’intérêt ?

Tout d’abord, l’Ayurvéda ou ‘science de la vie’, fournit une méthodologie systématique qui a pour but d’ajuster l’utilisation des plantes à chaque individu. Deuxièmement, elle fait une distinction claire entre la personne et la maladie. Il existe deux systèmes de règles de traitement qui sont différents pour l’individu et pour les symptômes de la maladie prédominante. Troisièmement, elle ne crée pas de conflit avec la classification biochimique moderne des plantes médicinales. En fait, elle offre au moins trois classifications supplémentaires pour chaque plante et augmente ainsi l’efficacité du traitement. Le quatrième point important est de savoir comment associer les plantes choisies pour obtenir une réaction thérapeutique efficace tout en évitant de possibles effets secondaires désagréables. Dans cet article, nous traiterons le premier point. Les autres points seront abordés ultérieurement dans d’autres articles.

L’Ayurvéda se base sur l’observation de la nature et sur l’interaction qui se produit dans la création. L’élément essentiel de ces observations est celui de la matière même qui peut se classer en cinq catégories principales. Les cinq catégories principales de la matière (Panchamahabhuta) forment le fondement de la médecine traditionnelle indienne. Tout ce qui est matière peut être classé dans un de ces cinq groupes suivants :

Etat de la Matière

Attribut

Elément

Domaine

Espace

Ether

Gazeux

Mouvement

Vent (Air)

Chaleur

Transformation

Feu

Liquide

Cohésion

Eau

Solide

Densité

Terre

Dans la langue moderne, les cinq principaux états de la matière sont généralement transformés par ‘les cinq éléments’. Cette traduction traduit pauvrement le terme sanskrit de pancha maha bhuta, qui signifie clairement ‘les cinq états principaux de substances’. Chaque catégorie contient une diversité de subdivisions de matière.

L’Ayurvéda utilise ces cinq états pour classifier les plantes ainsi que leur interaction dans le corps humain. Elle utilise également ce même système pour comprendre l’individualité de chaque personne. La méthodologie utilisée pour déterminer la nature individuelle d’une personne ou Prakruti demande que nous observions ses fonctions et son métabolisme. Cela demande une compréhension à la fois de la personne et de la maladie qui l’affecte. Selon l’Ayurvéda, nous pouvons traiter la personne, la maladie ou les deux ensembles. Cependant, tous les systèmes de règles de traitement sont tout d’abord fondés sur la compréhension du métabolisme constitutionnel de l’individu. Cela exige souvent que l’on pose une série de questions afin de déterminer le fonctionnement général de l’appareil digestif, du métabolisme de l’eau, et de la capacité du corps à éliminer les déchets.

L’Ayurvéda soutient fermement le principe fondamental qu’il existe une intelligence dans la nature ainsi que dans le corps humain. La tradition énonce que les sages antiques étaient capables d’observer l’intelligence de la création en activité, à la fois dans le monde et dans le corps. Ils possèdent plusieurs dénominations pour ce principe d’intelligence selon leur rôle dans la création. Une dénomination courante est Prana ou ‘force vitale’. Selon l’Ayurvéda, cette force vitale intelligente ou Prana, se divise en trois formes afin de contrôler les cinq catégories principales de la matière. Ces trois principes d’énergie intelligente se nomment Vata, Pitta et Kapha en sanskrit. Leurs fonctions sont expliquées dans le tableau suivant :

Principe Intelligent

(Humeur ou Dosha)

Signification sanskrite

Etats de la matière contrôlés

Vata

Ce qui souffle

(c.à d. ce qui bouge)

Ether – Espace

Vent (Air) - Mouvement

Pitta

Ce qui brûle

(c.à d. ce qui transforme)

Feu – Transformation

Eau – Cohésion

Kapha

Ce qui lie

(c.à d. ce qui soutient)

Eau – Cohésion

Terre – Densité

L’Ayurvéda utilise les trois Humeurs ou Doshas afin de comprendre la constitution de naissance ou natale de l’individu. Nous pouvons observer celle-ci par l’intermédiaire de la fonction métabolique et par la forme et la structure du corps. La médecine grecque antique a emprunté et utilisé ce concept de médecine constitutionnelle et de théorie humorale. Cependant, l’Ayurvéda a pratiqué et amélioré continuellement son approche constitutionnelle alors que le système grec antique s’est transformé en médecine biochimique moderne.

Un exemple concret pour justifier l’avantage de l’utilisation du model constitutionnel se retrouve dans l’effet des plantes sur chaque type de constitution. Prenons une plante courante comme la racine de pissenlit (Taraxacum officinalis) qui est classée comme diurétique, amère, tonique, stimulant hépatique et laxatif doux. D’après le système constitutionnel, cette plante fonctionne très bien pour les types Feu et Eau mais on ne peut pas la donner aux personnes de type Vent ou Air (Vata) à moins de l’équilibrer avec d’autres plantes. Cela est dû à son puissant goût amer, qui augmente les éléments Air et Ether.

Un autre exemple est l’utilisation du romarin (Rosmarinus officinalis) qui est diaphorétique, stimulant, carminatif et emmenagogue. Cette plante fonctionne très bien pour stimuler le métabolisme digestif des types Air et Eau (Vata et Kapha), mais est trop chauffante pour la plupart des types Feu. Toutes les plantes piquantes et chauffantes auront tendance à aggraver les types Feu, à moins de les équilibrer avec d’autres plantes dans une même formule.

La principale différence entre la phytothérapie ayurvédique et la phytothérapie occidentale est celle du principe intelligent de la nature. La médecine occidentale, dans son ensemble, utilise un modèle mécanique de l’univers alors que l’Ayurvéda reconnaît la conception d’intégralité et d’unité, qui est soutenue par une intelligence consciente. Dans une certaine mesure, l’Ayurvéda comprend et utilise l’approche mécanique, mais considère que c’est cependant une façon limitée de comprendre l’univers.

L’Ayurvéda considère que la vie est constituée de forces interdépendantes complexes et qu’elle n’est pas une forme de structure statique où des individus construisent des éléments (tels que des cellules, des atomes, de l’ADN, etc.). Lorsque nous essayons d’examiner des parties individuelles, comme le fait le système mécanique, cela ne nous aide pas à comprendre la santé dans son ensemble parce que la santé n’est pas limitée à des parties. Selon l’Ayurvéda, aucune partie ne peut être considérée indépendamment du système auquel elle appartient et qu’elle soutient.

Par exemple, chaque forme de matière est dépendante des autres. Les quatre états principaux de la matière, le solide, le liquide, la transformation et le gazeux, existent tous dans l’espace. Ils sont en interaction constante les uns aux autres et forment l’univers, par l’intermédiaire de cette interaction dynamique continue. Les trois humeurs dirigent et contrôlent cette action dynamique afin de promouvoir la santé ou de provoquer des maladies.

Par conséquent, en Ayurvéda, il est possible de favoriser un état de santé dynamique en soutenant l’humeur dominante du corps à l’aide de plantes correspondant à cette humeur. Le choix des plantes que nous faisons, pour n’importe quelle maladie, devient beaucoup plus précis lorsque nous comprenons la constitution de la personne que nous traitons ainsi que l’interdépendance de ces plantes avec l’intelligence du corps. Les cinq états de la matière nous fournissent les clés nécessaires pour utiliser les plantes de cette manière. Finalement, cela nous conduit à nous interroger sur le concept même de la santé. En Ayurvéda, la santé est définie de façon dynamique et évolutive, elle n’est pas une simple absence de maladie. Grâce à l’intelligence inhérente qui se trouve à l’état latent dans les plantes, et lorsque celles-ci sont utilisées conformément à la constitution de la personne, les plantes deviennent extrêmement efficaces pour promouvoir une véritable santé.

© Atreya Smith, 2000

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 03:07

indien assis en tailleurAuteur : Vaidya Atreya Smith

 

Le Yoga Vashista est l’un des textes sacrés sur le Yoga les plus anciens et les plus intéressants. C’est le troisième plus grand livre au monde vieux d’environ 7000 ans. Ce texte reste unique dans le sens où il associe et clarifie les divers aspects du Yoga dont le Jnana Yoga, le Bhakti Yoga, le Raja Yoga, le Kriya Yoga, le Laya Yoga et le Hatha Yoga qui fournit l’essentiel de tous les Yogas. Le lien qui unit ces différents aspects du Yoga est la science du Prana.

Se référant au Yoga, le Yoga Vashista cite : ‘On appelle Yoga la méthode qui met fin au cycle de naissance et de mort. C’est la transcendance ultime du mental, qui est de deux sortes, la première étant la connaissance de Soi et la seconde la restriction du Prana. Cependant, le Yoga ne signifie désormais que la seconde’. (VI. I, 13-3)

Les Yoga Sutras de Patanjali sont les fondements de la plupart des Yogas pratiqués de nos jours qui offrent des conseils et des indications précises sur la manière d’atteindre la connaissance de Soi ou l’union du Soi individuel avec le Soi infini. Patanjali déclare que c’est la maîtrise des Pranas (l’inspiration et l’expiration) qui entraîne un mental et un corps stables afin que l’étudiant conserve tout d’abord une bonne santé et pour qu’il puisse ensuite atteindre la connaissance de Soi. Les Yoga Sutras déclarent clairement qu’il existe divers obstacles empêchant ou arrêtant notre pratique du Yoga. Le verset 1.30 énnonce que ces obstacles sont les maladies, les troubles mentaux, le manque de discipline et la fatigue, pour n’en citer que quelques-uns. C’est dans ce contexte que l’Ayurvéda s’impose dans la pratique du Yoga. L’Ayurvéda fournit un système explicite et concis pour prévenir tous les obstacles que nous venons d’énoncer.

Dans la tradition védique, la science du Prana reliée à l’âme s’appelle Yoga et la science du Prana reliée au corps s’appelle Ayurvéda. L’aspect du Yoga qui s’occupe du corps physique (Annamaya Kosha), du corps énergétique (Pranamaya Kosha), des émotions (Manomaya Kosha) et de l’état mental (Vijnanamaya Kosha) est l’Ayurvéda. La médecine ayurvédique est un système de guérison pranique. Son lien avec le système du Yoga et les postures de Yoga (asanas) est si intime qu’il ne faudrait pas utiliser l’un sans l’autre. Le but principal des asanas est d’équilibrer et d’harmoniser les cinq Pranas qui gouvernent le corps. C’est l’équilibre des Pranas qui détermine la santé et rien d’autre.

Il est très difficile d’entrer en contact avec le Prana à cause de sa nature subtile. L’Ayurvéda nous fournit un moyen pratique pour comprendre le Prana avec les trois humeurs ou les trois doshas. En réalité, les trois doshas sont trois manifestations différentes du Prana cosmique (Shakti) liées aux différentes fonctions du corps. Il est facile d’observer ces fonctions qui fournissent une compréhension explicite du fonctionnement pranique dans le corps. La théorie des trois doshas (Vata, Pitta et Kapha) est le système le plus complet ayant jamais existé, permettant de comprendre la nature ainsi que ses différentes manifestations dans notre corps et dans environnement.

Le don unique de l’Ayurvéda est son application de la théorie des trois doshas permettant la reconnaissance et le traitement de chaque individu. Les systèmes de médecines ou les exercices physiques qui classent les individus par catégories afin de les adapter à leurs systèmes au lieu de s’ajuster à chaque individualité unique, n’ont pas compris ce que la nature nous enseigne, c’est à dire le changement. La seule constante dans la nature est le changement, par conséquent les approches rigides ont en réalité une attitude négative envers la vie. L’Ayurvéda n’utilise pas sa méthodologie pour classer les individus mais au contraire pour les comprendre. La tendance naturelle de l’intellect (Buddhi) est de classifier, par conséquent, cela devient une interprétation erronée de Buddhi (l’intellect) et cela démontre une pratique superficielle. L’utilisation correcte de Buddhi est la discrimination entre le réel et le faux. C’est cette discrimination qui nous permet de pénétrer à des niveaux de pratique plus approfondis qui, en fin de compte, vont nous libérer du concept de séparation d’avec le Soi (ou conscience pure).

Plus nous comprenons notre Prakriti ou notre nature individuelle, plus il est facile d’accomplir l’objectif de se maintenir en bonne santé et de parvenir à une évolution spirituelle. L’utilisation de l’Ayurvéda dans le Yoga est de grande importance. Tout d’abord, elle nous fournit une méthode complète pour se maintenir en bonne santé à l’aide d’un régime alimentaire adéquate, d’exercices physiques (asanas) et d’une hygiène de vie qui éliminent les obstacles fondamentaux mentionnés dans les Yoga Sutras. Deuxièmement, elle nous offre une méthode scientifique pour comprendre les différentes constitutions des individus. Cela nous permet d’ajuster notre enseignement ou notre pratique selon chaque individu. Troisièmement, elle nous fournit un système explicite pour maintenir l’équilibre du Prana dans le corps. Etant donné que le fondement de tous les yogas est le contrôle des fonctions praniques, l’Ayurvéda est très précieuse pour clarifier ces fonctions de façon systématique.

Alors que la pratique des asanas seule est un bon commencement, elle doit être accompagnée des autres aspects du Yoga pour être vraiment efficace. De nombreux praticiens de Yoga sont tendus, stressés ou ont des problèmes de santé. Cela démontre l’incapacité de l’homme moderne à embrasser la compréhension globale du Yoga et de la branche du Yoga maîtrisant la compréhension du corps physique qu’est l’Ayurvéda.

Les asanas ne sont souvent pas assez puissants seuls pour maintenir l’équilibre du corps. Plus notre vie est trépidante et stressante, plus il est important d’utiliser l’Ayurvéda pour renforcer notre pratique des postures physiques. Les asanas agissent sur le Prana par les positions physiques et par la conscience de la respiration. Lorsque nous adaptons notre régime alimentaire à notre constitution, les Pranas s’équilibrent. Lorsque nous comprenons notre constitution à un niveau mental, nous commençons à équilibrer la force pranique la plus perturbatrice ou le mental. Notre hygiène de vie est ce qu’il y a de plus important pour harmoniser les fonctions des cinq organes de sens et les nadis (canaux praniques) auxquels elles se rattachent. L’Ayurvéda nous fournit la connaissance juste de l’hygiène de vie, créant l’équilibre des cinq sens qui sont les liens les plus importants avec le monde extérieur.

Par conséquent, nous comprenons que la pratique des postures de Yoga sans l’Ayurvéda est comme se tenir sur une seule jambe. Cette approche fonctionne, cependant il est tellement plus facile de marcher avec ses deux jambes, comme l’ont fait les sages védiques il y a des milliers d’années.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 03:05

indien assis en tailleurAuteur : Vaidya Atreya Smith

 

Un nouveau système de santé parvenu en Europe est en train de s’intégrer dans notre vie. Cette nouvelle méthode, utilisée en réalité depuis plus de 5000 ans, est le système médical le plus ancien continuellement pratiqué. Son nom, Ayurvéda, nous explique pourquoi ce système est devenu si populaire depuis dix ans.

La première partie du mot ‘Ayur’ signifie ‘vie’ en sanskrit. Par association, nous savons que la vie n’est pas statique ni fixe, mais qu’en réalité elle est en mouvement ou en changement. La deuxième partie ‘véda’ signifie ‘connaissance’. Nous déduisons que pour posséder une véritable connaissance sur un sujet, nous devons tout d’abord le comprendre. Par conséquent, l’Ayurvéda implique un système ayant une compréhension de la vie et comme la vie n’est pas statique mais qu’elle est en constante évolution, l’Ayurvéda l’est également. Bien que ce système soit ancien, il a changé et évolué constamment pour répondre à l’évolution humaine. L’Ayurvéda est une méthode pratique qui nous aide à vivre en harmonie avec la Terre, le cosmos et avec nous-mêmes.

On se réfère souvent à l’Ayurvéda en tant que ‘système de médecine énergétique’ parce qu’elle respecte et comprend la qualité fondamentale de la vie, qui est l’énergie intelligente ou le Prana. La fondement de ce système est la théorie tridoshique, ou les trois formes de l’énergie vitale intelligente. Les trois humeurs ayurvédiques (doshas) ; Vata (le mouvement), Pitta (la transformation) et Kapha (la cohésion) gouvernent les fonctions psychophysiologiques de l’être humain. Le but de l’Ayurvéda est de soutenir la fonction naturelle des humeurs afin de maintenir la santé et le bonheur. C’est le mélange unique de ces trois humeurs qui détermine notre individualité ou notre constitution. Lorsque nous connaissons notre constitution, nous pouvons utiliser le système ayurvédique.

L’Ayurvéda n’est pas une méthode unique ni des types d’aliments en particulier. Elle est la compréhension de la nature et tout d’abord de la nôtre. Lorsque nous comprenons notre propre nature, nous sommes à même de comprendre les plantes, les herbes, les climats et les thérapies conformément à leur nature et à leur action sur notre métabolisme. En choisissant des aliments qui soutiennent notre nature, nous favorisons le maintien de notre santé. Toutefois, choisir ses aliments au hasard provoque de la fatigue et des maladies. Il n’existe pas d’aliments qui soient ‘bons’ ni ‘mauvais’, puisque chaque aliment affecte chaque personne différemment. Lorsque nous utilisons la méthodologie ayurvédique, nous savons quels aliments nous apportent la santé et quels sont ceux qui nous causent des problèmes.

Dans le texte ayurvédique le plus ancien, le Caraka Samhita, il est mentionné que nous devons adapter l’Ayurvéda à notre culture, à notre climat, à notre nourriture et à notre médecine locales. Ainsi, l’Ayurvéda doit être adapté aux aliments, au climat et aux plantes de notre propre pays dans le but de nous procurer un maximum de bien-être. Lorsque mettons cela en pratique, l’Ayurvéda offre le meilleur système de santé pour prévenir les maladies. Par conséquent, l’Ayurvéda ne concerne pas des aliments ni des plantes spécifiques, mais une nouvelle vision de la vie et du monde qui nous entourent.

© Vaidya Atreya Smith

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 03:02

indien assis + pharmac plantes 

Auteur : Vaidya Atreya Smith

 

L’Ayurvéda ou "connaissance de la longévité", est le système médical traditionnel de l’Inde. C’est l’une des huit subdivisions (Upa-Veda) des Védas, corpus de connaissance traditionnelle indienne. La date de la création des Védas est discutée : 1 500 av. J.-C. pour les universitaires occidentaux, 10 000 pour la tradition orale, certains pandits parlent de 40 000 ans. La création de l’Ayurvéda, remonterait à 800 à 500 av. J.-C. pour les universitaires, et à environ 3 000 ans av. J.-C. pour la tradition orale.

Peu d’informations persistent sur la forme exacte de l’Ayurvéda à l’origine. Comme les Védas sont par essence des Mantras (vers chantés) la plupart des historiens supposent que l’Ayurvéda était une méthode de soins par les Mantras, efficace surtout pour les désordres psychosomatiques. Tous les sujets traités par les Védas sont formulés en Mantras, il est donc probable que l’Ayurvéda ait commencé ainsi. Pourtant, il a rapidement évolué en un système fournissant des règles de santé fondé sur l’hygiène, l’hygiène de vie, et l’hygiène alimentaire dans tout le sous-continent Indien. De récentes recherches archéologiques ont montré qu’en 2 000 av. J.-C., des villes avaient un système d’égouts et les maisons étaient équipées de salles de bain. Il semble qu’un système évolué de santé publique devait préexister pour que de telles infrastructures hygiéniques soient implantées.

La médecine Ayurvédique se fonde la connaissance de la façon dont nous utilisons corps et esprit quotidiennement – et indique que lorsque nous vivons selon notre métabolisme propre, nous sommes en meilleure santé, plus heureux, et nous vivons plus longtemps. Donc, le cœur de l’Ayurvéda c’est l’adaptation du style de vie et du régime alimentaire à la nature de la personne. Si l’on ne peut pas suivre les conseils correspondant à son type, des médicaments naturels peuvent être utilisés pour améliorer la santé. Au sens le plus strict, l’Ayurvéda est aujourd’hui le meilleur système médical préventif au monde. Ce véritable système médical reconnaît les limites de la guérison naturelle, et a déclaré un certain nombre de maladies incurables, lorsqu’elles n’ont pas été traitées rapidement et sont devenues chroniques. L’Ayurvéda en tant que médecine générale est clairement décrit dans un texte ancien : le Caraka Samhitâ .

La définition la plus courante de l’Ayurvéda est : "Dosha, Dhatus, Mala" (Bhâvaprakâsha, Pûrva Khanda, Chap. 3, Verset 100). Ce Sūtra ou verset, indique que le premier facteur en Ayurvéda est le Dosha, c’est-à-dire le fonctionnement intelligent ou homéostasie , état qui constamment recherche et maintient l’équilibre dans l’organisme. L’Ayurvéda divise le concept moderne d’homéostasie en trois fonctions qui, ensemble, contrôlent toutes les opérations physiques. Les trois doshas sont Vâta, Pitta, et Kapha. L’un des trois principes (Dosha) tend à dominer le fonctionnement général du corps, prenant une position particulière par rapport aux deux autres Doshas. Ce Dosha dominant devient caractéristique de la nature globale (Prakriti) de la personne.

En Europe, une certaine confusion règne à propos du rôle des Doshas : représentent-ils l’homéostasie ou la nature de l’individu (Prakriti) ? Ils sont responsables des deux à la fois. Les Doshas, selon l’Ayurvéda, gouvernent l’anatomie et la physiologie du corps par les "fonctions", ou régulation, des systèmes physiques et du métabolisme des tissus. De plus, le Dosha dominant indique quel aspect du processus homéostatique gouverne l’organisme – et la constitution de la personne par les fonctions physiologiques. La "nature" (Prakriti) est définie grâce à l’observation des actions physiologiques qui dominent les fonctions du corps et non par un jugement de valeur.

Par exemple, le Dosha Vâta (littéralement : ce qui souffle) est la force principale de mobilité dans le corps et le mental. En tant que part primordiale de l’homéostasie, Vâta anime le mouvement et les fonctions des deux autres Doshas. Cette force de mouvement permet aux nutriments d’entrer ou de sortir du corps si nécessaire. Les personnes de constitution Vâta comprennent vite, ont du mal à prendre du poids, changent et digèrent vite, et perdent vite leur intérêt pour un article sur l’Ayurvéda !

Le Dosha Pitta (ce qui transforme) est la principale force de transformation des éléments nutritifs et matériaux de base apportés dans le corps quand on mange, boit ou respire. Selon l’Ayurvéda, Pitta est souvent relié au métabolisme et aux fonctions métaboliques, parce qu’il est chargé de chauffer et refroidir le corps, d’extraire les éléments nutritifs. Les personnes Pitta ont chaud, rarement froid, elles ont un but, aiment les défis (surtout pour gagner !), ils ont une grande capacité digestive, et sont irritables si elles ne mangent pas à l’heure.

Le Dosha Kapha (ce qui tient ou lie) est la force principale de stabilité dans le corps, qui construit, lie, lubrifie le corps physique. C’est le Dosha le plus matériel, il inclut la majorité des tissus et des fluides de l’organisme. Kapha est le Dosha que l’on voit et comprend facilement puisqu’il forme l’essentiel du corps humain. Les individus Kapha sont les plus forts physiquement, ont du mal à perdre du poids, sont résistants, peuvent faire de la rétention d’eau, sont proches de leur famille et aiment tout ce qui concerne la nourriture (y compris la manger !).

Pendant les études universitaires d’Ayurvéda de 6 ans en Inde, on dit qu’il faut huit ans pour assimiler le concept des trois Doshas, parce qu’il est simple et profond à la fois. Les Doshas sont la clé de la santé et de la guérison des maladies en Ayurvéda. Le Caraka Samhitâ l’indique clairement : "Vâta, Pitta et Kapha sont la cause de toutes les pathologies du corps, alors que Rajas et Tamas sont responsables des pathologies du mental." (CS, SU, Chap. 1, V. 57). Donc, en Ayurvéda toutes les maladies physiques sont liées à un dysfonctionnement des Dosha, et les perturbations mentales au fonctionnement de Rajas et Tamas dans la psyché.

Voici maintenant les deux autres termes, Dhâtus et Mala, et la raison de leur place centrale dans la définition de la médecine Ayurvédique. Dhâtu signifie "support" et indique la manifestation physique dans le corps. Quand les Doshas sont déséquilibrés, cela provoque des pathologies qui d’abord résident dans les Dhâtus, ou tissus du corps. Dhâtu signifie ce qui soutient l’homéostasie. Par essence, l’Ayurvéda se place du point de vue des "systèmes et fonctions", par opposition à l’approche moderne qui observe les "formes et structures", et qui est obsédée par la taille, la forme et l’emplacement des parties du corps. Quand un médecin Ayurvédique traite un patient, il vise le fonctionnement des Doshas, et des Dhatus qui le soutiennent.

Le résultat métabolique de ce fonctionnement est appelé Mala, déchet. Quand les déchets sont évacués au bon moment, de la bonne façon, le corps reste sain. Mais quand les déchets (selles, urine, sueur, mucosités) restent dans le corps, ils favorisent la prolifération des bactéries et autres éléments pathogènes. Pour l’Ayurvéda le bon fonctionnement de l’élimination des déchets hors du corps est important. S’ils s’accumulent pendant la digestion ils migrent vers les Dhatus et favorisent les pathologies induites par un déséquilibre des trois Doshas.

Ainsi, nous comprenons pourquoi le Sûtra "Dosha Dhātu Mala" est la définition la plus courante de l’Ayurvéda. Si ces trois principes de base fonctionnement mal le corps est malade et meurt. En revanche, une vie longue et une bonne santé sont favorisées par le bon fonctionnement des Doshas, des Dhâtus, et de Mala.

Diagnostic L’Ayurvéda est un système médical doté des ses propres anatomie, physiologie et pathologie, ainsi que diagnostic et traitements. Le diagnostic se fonde sur l’observation, le toucher et l’interrogatoire, moyens d’égale valeur pour former une conclusion. Il n’y a aucun mystère sur le diagnostic par le pouls, simple partie de Sparshana, ou toucher. La prise de pouls (Nadipariksha) permet de collecter des données, c’est l’une des nombreuses méthodes dont dispose d’un médecin Ayurvédique qualifié. Le pouls est lié à Vâta, responsable du mouvement des Doshas Pitta et Kapha. Le médecin sent les mouvements du Dosha dans le pouls radial et le compare aux autres données. En tant que science de l’observation l’Ayurvéda utilise tous les moyens de réunir les données valables pour parvenir à une conclusion, y compris les examens modernes comme l’analyse de sang.

Le but du diagnostic en Ayurvéda est de déterminer quel Dosha s’accumule excessivement. Un Dosha en excès gagne assez de force pour causer une maladie. Dans le diagnostic Ayurvédique, le médecin réunit les données par les trois méthodes mentionnées ci-dessus, et en conclut quel(s) Dosha(s) cause les problèmes. Ainsi, il définit un objectif thérapeutique pour les traitements. Rappelez-vous que l’Ayurvéda est basé sur les systèmes et fonctions des Dosha dans ces systèmes. Le diagnostic s’intéresse plus au fonctionnement de Vâta, Pitta et Kapha dans le corps qu’aux symptômes ou au nom occidental des maladies

Traitement Le traitement se concentre sur la gestion des Doshas. Le contrôle de l’accumulation, et la réduction des Doshas permet la prévention des maladies, et leur régression. En occident, l’Ayurvéda est souvent confondu avec une simple méthode, comme le massage ou la réflexologie. C’est très loin de la vérité, et dévalorise le plus ancien système médical utilisé sans interruption jusqu’à nos jours. Il existe littéralement des centaines de thérapies ou traitements dans l’Ayurvéda. Ils ne sont pas tous difficile ou compliqués à mettre en oeuvre, et certains pourrait paraître simpliste à un médecin moderne parce qu’ils sont facile à expliquer et à pratiquer. Cette simplicité vient du fait que le but principal de l’Ayurvéda est la prévention de la maladie, plutôt que le traitement curatif par la gestion des Doshas.

Fondamentalement, le traitement Ayurvédiques (Chikitsâ) sont répartis en deux catégories principales : - Brimhana ("rendre lourd") - Langhana ("rendre léger")

Les thérapies Brimhana, fortifiantes, sont divisées en deux catégories principales : - Rasâyana (thérapies de régénération) - Vâjikarana (fertilité ou thérapies aphrodisiaques)

Les thérapies Langhana réduisent ou entretiennent, forment deux catégories principales : - Shamana (palliation) - Shodhana (purification).

Les thérapies "palliatives" (Shamana Chikitsâ) réduisent ou maintiennent les Doshas et les Dhatus. Les thérapies de "purifications" (Shodhana Chikitsâ) retirent les Doshas viciés des lieux où ils sont entrés, et les remettent dans leur état et lieux normaux.

Shodhana Chikitsâ se subdivise en cinq thérapies qui, ensemble, portent le nom de Pancha Karma. Ce sont les cinq catégories de thérapies de purification selon le principal commentaire de la Caraka-Samhitâ par Chakrapānidatta. Il explique que le mot "Karma" dans le contexte de Shodhana Chikitsâ signifie "action extensive et puissante pour ôter les impuretés du corps". Dans l’ordre ce sont :

Vâmana Vomitif Kapha dosha Virechana Purgatif Pitta dosha Basti (anuvâsana) Lavement à l’huile Vâta dosha Basti (nirûha) Lavement nettoyant Vâta dosha Nasya Nettoyage nasal Vâta dosha

Shodhana est le premier de tous les traitements et le plus important. Shamana inclut toutes les procédures quotidiennes (Dinâcharya) et saisonnières (Ritûcharya). L’Ayurvéda stipule clairement que Shodhana doit être prescrit avant toute thérapie Brimhana, puis devra être entretenu par les thérapies Shamana. Donc, les centaines de thérapies de l’Ayurvéda entrent toutes dans l’une des quatre catégories citées : Rasâyana, Vâjikarana, Shamana et Shodhana.

Médecine, nutrition et hygiène de vie La pharmacopée Ayurvédique actuellement autorisée par le gouvernement indien est cinq fois plus importante que celle de la médecine moderne. Il y a plus de cinq cents plantes médicinales dans le guide officiel "Materia Medica of Ayurveda" et plus de 5000 en Inde. Les préparations de plantes médicinales sont faites pour être conservées dans un climat semi tropical jusqu’à plusieurs années consécutives. Il existe de nombreuses préparations : vins de plantes, pâtes, pilules, sirops, huiles, poudres, extractions, et confitures médicinales. On trouve plus de trois cents sortes d’huiles médicinales, plusieurs centaines de vins de plantes fraîches, et aussi des centaines de vins d’herbes fermentées.

Malgré ce niveau médical avancé, l’Ayurvéda emploie la nutrition comme premier traitement. Des indications d’hygiène de vie accompagnent tout conseil en diététique, comme le moment favorable pour manger dans la journée, selon chaque personne. Par exemple, un type Vâta prendra plusieurs petits repas par jour (jusqu’à quatre) pour soutenir son métabolisme rapide. Un type Kapha mangera seulement à la mi-journée et le soir, car son corps, paresseux le matin, digère difficilement un petit déjeuner. Les conseils en diététique et en hygiène de vie sont toujours donnés ensemble et forment Dinācharya, ou les habitudes quotidiennes, partie des thérapies Shamana.

Les habitudes quotidiennes sont : massages quotidiens à l’huile (Abhyanga), exercices non aérobics (Âsana), respiration conscience (Prânayâma), préparations de plantes, conseils diététiques, et bon usage du mental. Les thérapies concernant l’hygiène de vie sont adaptées à la constitution (Prakriti) de chaque personne. Ces habitudes améliorent la santé et ont aussi un impact profond sur la psychologie. La mauvaise utilisation du mental cause la majorité de maladies. Ces activités quotidiennes réduisent l’agitation de la psyché et augmentent la joie. Pour l’Ayurvéda le bon usage quotidien du corps et de l’esprit améliore plus la santé que n’importe quel médicament.

En conclusion, l’Ayurvéda n’est pas un système extrêmement compliqué - il est interactif. L’Ayurvéda a une perception extrêmement profonde de la santé et il est extraordinairement efficace quand il est mis en pratique. La beauté de l’Ayurvéda est qu’il place la santé du patient entre ses mains en lui enseignant comment vivre et penser selon sa constitution. Chacun peut ainsi prendre en charge sa santé et sa vie, contrairement à d’autres systèmes qui l’empêchent à cause de la dynamique médecin/patient. Ce système a traversé les derniers milliers d’années parce qu’il est véritablement efficace. Le plus grand cadeau de l’Ayurvéda est peut-être qu’il améliore notre santé tranquillement, sans agression.

2008 © Vaidya Atreya Smith

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 15:29

purification-corps-energie.jpgLa Purification Selon L’Ayurveda

Auteur : Vaidya Atreya Smith

L’Ayurvéda est le système médical le plus ancien ayant toujours été pratiqué. Le mot indien « Ayurveda » est sanskrit et est généralement traduit par « la science de la vie » indiquant que ce système médical est un système holistique pour le corps et l’esprit. D’un point de vue historique, ce système a contribué au développement des traditions médicales chinoises, perses et grecques. Même la médecine moderne a profondément été influencée par le système ayurvédique à travers le développement des pratiques chirurgicales encore utilisées de nos jours. L’OMS, (Organisation Mondiale de la Santé) reconnaît depuis de nombreuses années l’Ayurvéda comme étant un système médical traditionnel valable et particulièrement efficace pour la prévention des maladies.

En Ayurvéda, un des concepts fondamentaux pour rester en bonne santé est la thérapie de prévention par l’hygiène de vie et l’alimentation. Selon ce système, ce que nous effectuons nous-mêmes pour prévenir les maladies constitue le remède le plus puissant puisqu’il provient de nos propres efforts et qu’il agit de façon plus directe sur notre santé que s’il venait d’une tierce personne ou de la prise de médicaments. La clé pour prévenir les maladies est de maintenir son corps pur, en d’autres mots, d’éviter l’accumulation des déchets dans le corps. Les thérapies de purification font ainsi partie des traitements les plus importants en Ayurvéda.

Le concept de toxines ou de déchets corporels remonte à plus de 5000 ans en Ayurvéda. En sanskrit, ce concept d’accumulation toxique est appelé « ama » et peut se traduire par « ce qui ne peut être ni digéré, ni éliminé ». L’accumulation de toxines dans le corps provient d’une quantité de facteurs issus de notre vie quotidienne : notre alimentation, la mauvaise qualité de nos aliments ; le surmenage, le stress, le manque d’exercices physiques, pour ne citer que quelques-unes des nombreuses causes du mauvais fonctionnement de notre métabolisme. Selon ce système, notre métabolisme est principalement contrôlé par la fonction enzymatique qui est divisée en 13 catégories. Ce concept, appelé « agni » en Ayurvéda, signifie littéralement « feu » ou transformation. L’idée est que si la fonction enzymatique est puissante, les toxines ne s’accumuleront pas dans les tissus, les organes ou le système digestif.

De plus, l’Ayurvéda considère que la fonction enzymatique est dominée et contrôlée par trois fonctions intelligentes du corps ou trois formes de force vitale. En sanskrit, ces principes intelligents sont appelés Vata, Pitta et Kapha. Ils sont souvent traduits par « air », « feu » et « eau », ce qui est simpliste mais pas incorrect. Ces termes étant métaphoriques, il est plus important de comprendre leur fonction dans le corps que de se perdre dans la terminologie indienne. Ces principes forment ensemble les bases de la santé ou des maladies puisque leur fonctionnement est responsable de la fonction métabolique adéquate.

Les toxines se forment lorsque l’alimentation et le style de vie entraînent les trois principes intelligents (tridosha ou Vata, Pitta et Kapha) à augmenter et à perturber la fonction enzymatique (agni). Lorsque cette perturbation a lieu, la faiblesse digestive entraîne une assimilation et une élimination incomplètes des aliments consommés. Les maladies sont alors provoquées par l’accumulation de cette masse toxique favorisant virus, infections bactériologiques, faiblesse immunitaire qui détériorent le fonctionnement des systèmes corporels et leur circulation. Au niveau mental, il existe aussi une forme subtile d’agni appelée « tejas » qui digère les émotions. Par conséquent, les perturbations tant physiques que mentales peuvent entraîner l’accumulation de toxines dans le corps ou l’esprit. Chaque aspect ayant tendance à affecter l’autre, les perturbations mentales tendent, à la longue, à causer une accumulation toxique dans le corps.

L’Ayurvéda a plusieurs manières d’enrayer ce processus de maladie. La branche de thérapies pour prévenir et réduire est appelée « Langhana » signifiant littéralement « alléger » ou réduire. Il existe deux branches principales dans les thérapies de réduction ; la première est appelée « palliation » ou réduction (Shamana) ; la deuxième est appelée « purification » (Shodhana).

La première branche (Shamana), plus douce, a pour but de réduire par l’alimentation et le style de vie, les toxines qui se sont accumulées. Ces traitements de palliation consistent à consommer des aliments légers, à suivre un régime composé d’un seul aliment, à consommer des aliments crus, à jeûner, etc. Ce genre de thérapies inclut également l’hygiène de vie et comprend la réduction du stress, la pratique d’exercices physiques, un régime d’hygiène de vie quotidien, etc. Ils sont simples et devraient être effectués régulièrement par tout le monde afin d’éviter l’accumulation de toxines dans le corps.

La deuxième branche de thérapies pour réduire (Shodhana) est plus puissante et a pour but de débarrasser les toxines profondément ancrées. Cette forme de thérapie est peut-être la plus célèbre de toutes les thérapies ayurvédiques car les résultats d’un traitement efficace sont souvent spectaculaires. Collectivement, ces thérapies puissantes sont appelées « Pancha Karma » ou « les cinq actions thérapeutiques ». Le Pancha Karma est une thérapie puissante devant être abordée avec respect. Cette thérapie peut se diviser en deux catégories simples : les auto traitements et ceux effectués par un praticien dans un milieu clinique.

Le Pancha Karma est un terme collectif constitué en fait de trois partis. Ces parties doivent être effectuées dans l’ordre et de façon adéquate pour que le traitement fonctionne. Si l’on ne suit pas ces règles, il en résulte un traitement partiel ou la formation de maladies. Les trois parties du Pancha Karma sont :

1. Purva Karma (thérapies préliminaires) Ces thérapies consistent en thérapies de palliation contrôlant le régime alimentaire et le style de vie selon la constitution de la personne ou la maladie prédominante au moment du traitement. Il existe de nombreuses thérapies mineures telles que les massages à l’huile (Snehana), les thérapies de sudation (Svedana), les lavements (Basti), les thérapies nasales (Nasya), les massages avec des plantes spécifiques (Pishinchhali) et l’application thérapeutique d’huile sur la tête (Shirodhara) (fig.1). Ces thérapies ont pour but de liquéfier la masse toxique mêlée à l’un des trois doshas (Vata, Pitta ou Kapha). A ce stade, la fonction de cette thérapie est de faire revenir les toxines dans le système digestif d’où elles proviennent.

2. Pradhana Karma (thérapies principales) Ce sont les thérapies fondamentales consistant en cinq thérapies principales pour réduire. Elles ont pour but d’éliminer toutes les toxines qui ont réintégré le système digestif à l’aide des thérapies préliminaires. Ces cinq thérapies sont : les vomissements thérapeutiques (Vamana)(fig. 2), la purgation (Virechana)(fig. 3), les lavements nettoyants (Niruha Basti), les thérapies nasales nettoyantes (Nasya), et la saignée thérapeutique (Rakta Moksha). La saignée thérapeutique est désormais rarement pratiquée hors de l’Inde et même là son utilisation a diminué depuis plusieurs siècles. De nos jours, les médecins remplacent les saignées thérapeutiques par un deuxième lavement de nature tonique (Anuvasana Basti).

3. Uttar Karma (thérapies de réanimation) Après les puissantes thérapies de purification, la digestion et la fonction enzymatique doivent être rétablies ou réanimées. Si cela n’est pas effectué correctement, le patient tombe malade plusieurs jours ou plusieurs semaines après le traitement. Cette réanimation consiste principalement à contrôler l’alimentation et l’hygiène de vie. Il existe de nombreuses thérapies mineures telles que les lavements toniques, les massages à l’huile ou secs, l’application d’huile sur la tête ou le corps, etc. Ces thérapies sont effectuées selon la constitution, l’âge, la vigueur et le sexe de la personne.

Tout au long des trois stades du Pancha Karma, on prescrit au patient des postures de relaxation pour détendre et stimuler le corps (asanas de yoga). On lui donne également des instructions pour méditer et apaiser le mental. Il est important de comprendre que le traitement de l’esprit est aussi important que celui du corps. D’après l’Ayurvéda classique, purifier le corps sans purifier l’esprit n’est pas un traitement complet. Etant donné que le corps et l’esprit sont liés, il faut les traiter simultanément. En Ayurvéda, la principale thérapie pour l’esprit est la méditation. La thérapie par les sons est également efficace pour apaiser le mental ainsi que l’aromathérapie et la thérapie par les couleurs. Toutes ces thérapies constituent un traitement complet en Ayurvéda classique.

Le traitement du Pancha Karma peut s’effectuer en auto traitement par toute personne ayant reçu une formation en Ayurvéda. Toutefois, la plupart des gens préfèrent être traités par une personne qualifiée.

Il est important de connaître la situation présente du Pancha Karma dans notre monde moderne. La plupart des cliniques ou des thérapeutes en Inde ou en Europe n’offrent malheureusement pas de traitement complet de Pancha Karma pour la simple raison du manque de temps. La méthode traditionnelle pour administrer ce système est composée de : 1. Thérapies préliminaires devant durer de 21 à 49 jours 2. Thérapies principales devant durer de 7 à 21 jours 3. Thérapies de réanimation devant durer de 7 à 14 jours

Pour suivre véritablement le concept de purification en Ayurvéda, nous devons disposer de cinq à douze semaines de libre. Un traitement d’un mois est court. Cela ne signifie pas qu’il soit impossible de recevoir un traitement de Pancha Karma de nos jours. Cela signifie que plus vous consacrez du temps à ces thérapies, plus le résultat est meilleur.

Il est possible d’obtenir de bons résultats en deux semaines si le patient suit un régime alimentaire spécifique pendant un mois précédent le traitement principal et le continue une semaine après. Il est peu réaliste de croire qu’un traitement d’une semaine de Pancha Karma préviendra ou guérira une maladie. Ce genre de traitements durant de trois à sept jours ne sont pas véritablement du Pancha Karma mais plutôt des thérapies préliminaires ou Purva Karma.

En résumé, le concept fondamental de la prévention des maladies en Ayurvéda consiste à comprendre que les toxines sont formées dans le système digestif, qu’elles s’accumulent dans les tissus, les systèmes corporels et les organes et qu’elles sont mêlées à la force vitale intelligente (doshas). Le but des thérapies de purification est de renverser ce processus en changeant premièrement l’alimentation et le style de vie et deuxièmement, en liquéfiant les toxines et en les aidant à réintégrer l’appareil digestif où elles se sont formées. Si ces thérapies préliminaires ne sont pas effectuées correctement, des toxines resteront dans le corps. Les thérapies principales agiront alors uniquement sur les toxines retournées dans l’appareil digestif. Ces thérapies n’élimineront pas efficacement les toxines présentes dans les organes ou les tissus. De plus, si les enzymes digestives ne sont pas réanimées après les thérapies principales, il est évident que davantage de toxines se formeront puisque tous les aliments sont transformés par la fonction enzymatique. Les thérapies de réanimation sont ainsi les plus importantes puisqu’elles permettent d’éliminer les toxines du corps en soutenant les deux premières parties de ce traitement.

De nombreuses règles sont à observer selon la saison, l’âge et la constitution pour obtenir de bons résultats thérapeutiques. Ces règles sont décrites dans les livres d’introduction en Ayurvéda avec l’hygiène de vie et le régime alimentaire adaptés selon la constitution ou le type corporel individuel. En général, tout le monde bénéficie de thérapies de réduction au début du printemps, en mars, et au début de l’automne, en septembre. Les thérapies pour réduire, effectuées deux fois par an, sont en mesure de prévenir les maladies en éliminant les toxines accumulées et en maintenant la fonction enzymatique.

Les thérapies pour réduire en Ayurvéda regroupent un grand éventail de thérapies. Plus nous les intégrons dans notre vie quotidienne, plus elles agissent dans la prévention des maladies. Le Pancha Karma est la thérapie de purification la plus efficace de toutes en Ayurvéda qui offre une méthodologie équilibrée pour détoxifier. Une bonne santé commence par de bons aliments et une bonne digestion qui sont les meilleurs moyens d’éviter les toxines.

2003 © Vaidya Atreya Smith

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 15:01

AYURVEDAL’AYURVEDA 

 

"आयुर्वेद" en Sanskrit,

le mot Ayur signifie vie et Veda : science ou connaissance.
Cette science offre une approche holistique et naturelle de la santé.

En traduction directe, l’Ayurvéda est la connaissance de la vie ou de la manière de vivre, c’est-à-dire l’hygiène de vie qui permet de rester en bonne santé.

Définition (Charaka Samhitā, chapitre XXX)

« La science qui apporte la connaissance de ce qu’est la vie (…) et qui décrit ce qu’est une vie heureuse ou malheureuse, bénéfique ou néfaste, longue ou courte ainsi que toutes les substances dont les propriétés et actions augmentent ou diminuent son espérance , est appelée Ayurvéda. »

Qu’est –ce que…

- La vie : laps de temps entre la naissance et la mort qui est vécu dans le bonheur. Une vie sans bonheur n’est pas la vie, c’est la survie !

- Le bonheur : état d’équilibre où l’esprit est clarifié de toutes émotions. Cet état est appelé SVASTHA ou connexion à notre force intérieure.

- La santé : l’absence de maladies, vécue dans le bonheur. Pareillement, l’absence de maladies sans le bonheur n’est pas reconnue comme la santé.

Plus précisément, l’Ayurvéda donne la connaissance de ce qui est :

- bénéfique,
- néfaste,
- agréable & joyeux et
- triste pour le corps et l’esprit.

Ce qui est bénéfique ou néfaste dépend de l’environnement (en particulier climatique), du contexte culturel, du pays et variera d’une personne à l’autre en fonction de son profil et de ses déséquilibres.

 

Historique

L’Ayurvéda est le plus ancien système de santé encore pratiqué de nos jours. On retrouve son influence dans l’ensemble des médecines contemporaines du continent indo-européen et du monde arabe.

Il prend source dans Les Védas. Ces livres sacrés traitent de spiritualité mais également de santé, d’astrologie, de poésie ou des lois que doivent suivre un gouvernement ou une armée. Ils sont au nombre de quatre : Rik Veda, Sama Veda, Yajur Veda et Atharva Veda.

Ils ont été écrits par les Rishis, sages védiques, religieux mais aussi Vaidyas (médecins, physiciens et chirurgiens ayurvédiques). La légende raconte qu’ils obtenaient leur savoir par la méditation, qui leur permettait de rentrer en contact avec une connaissance supérieure, appelée savoir universel. En d’autres termes, la connaissance de l’Ayurvéda serait de source divine.

De 3 000 à 1 500 ans avant J.C., l’Ayurvéda se développera jusqu’à devenir La médecine de référence en Inde. Vers 1 500 avant J.C., suivant l’Arthava Veda, elle se structura en 8 branches et deux écoles apparurent : celle des physiciens guidée par le sage Atreya et celle des chirurgiens guidée par Dhanvantari, aujourd’hui sanctifié comme le dieu de la médecine dans la religion hindouiste.

C’est à cette époque, que des hommes de sciences venant de Chine, du Tibet, de la Grèce, de l’Empire Romain d’Orient et d’Occident, d’Égypte, d’Afghanistan ou de Perse viennent à ces écoles afin d’en importer la connaissance dans leur pays.

Ainsi, les textes ayurvédiques furent traduits en Arabe sous la coupe de physiciens tels que Avicenna et Razi Sempion, qui établirent les bases de la médecine islamique. Celle-ci deviendra elle-même populaire en Europe et aidera à former le système de santé traditionnel européen. Au 16e siècle, Paracelsus, connu comme le père de la médecine moderne, pratiqua et propagea un système de santé qui emprunte pour beaucoup à l’Ayurvéda.

En Inde, l’Ayurvéda restera la médecine de référence jusqu’à la colonisation britannique. Lors de l’occupation, elle sera préservée mais prendra une place d’arrière-plan au profit de l’installation de la médecine occidentale. Les écoles enseignant l’Ayurvéda déclinèrent et perdirent de leur réputation.

Ceci dura jusqu’en 1970, date à laquelle Le Conseil Général Médical Indien, supporté par le Parlement, standardise enseignements et diplômes, et fournit des crédits aux instituts de recherche pour leurs études.

Aujourd’hui, près de 200 collèges forment à la pratique de docteur ayurvédique (B.A.M.S.) et près d’une centaine permettent une spécialisation (M.D.). L’Etat a également mis en place Le Conseil Général pour la Recherche en Ayurvéda ayant pour mission de supporter son développement et d’étendre sa connaissance au niveau international.

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